Archives de Tag: Vie du Blogule rouge

Et bien…

De retour derrière mon bureau fin août, il est l’heure de revenir voir ce qu’il s’est passé sur le Blogule. Ô rage et desespoir ! c’est également le cruel moment d’assumer le temps qui a passé, les premiers cheveux blancs du Blogule, et… le retard affligeant que j’ai pris. Le dernier billet date de 2 mois, et pour être honnête, sa mise à jour est bien irrégulière depuis 6 mois.

Toutes mes excuses pour cette absence… Ce n’est pas faute d’envie ni d’inspiration, mais d’autres priorités qui ont demandé un grand engagement. Des projets importants pour moi, réalisés et en voie d’être terminés.

On me demande ce qu’est devenu le Blogule, les listes du lundi ou les avis sur les dernières campagnes santé… ;-). Ils reprennent ! Je ne garantis pas une reprise très régulière dès à présent, mais c’est en bonne voie. Merci pour vos lectures, et votre attention à ces nouveaux articles à paraître très bientôt !

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Commedia dell’arte : le médecin masqué

Il est l’heure de se remettre au travail et à l’écriture des nombreux sujets qui appellent un billet. Le Blogule a profité de ses vacances d’été pour se refaire une beauté… Voici un article très spécial pour illustrer sa nouvelle identité graphique et mieux comprendre sa référence aux représentations médicales à travers les siècles et les scènes.

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La commedia dell’arte est le théâtre populaire italien tel qu’il était joué en Italie, à partir du XVIe siècle. Farces, burlesque, mimiques, pitreries et  bouffonneries, demandez le programme !

Les troupes de comédiens voyagent de ville en ville, au gré des accueils et des représentations données sur leurs tréteaux. Les discours sont cesse renouvelés suivant l’improvisation qu’inspire le lieu, les circonstances, le temps… et sont agrémentés d’abondants et irrésistibles jeux de scène. (Pour avoir un aperçu des pièces de la commedia et de leur énergie, rendez-vous un soir aux représentations données par le Théâtre de la Comédie Italienne à Paris). A chaque comédien selon son caractère correspond un personnage stéréotype. Car la commedia est aussi une sévère caricature humaine et sociétale.

La variété de personnages, ingénieux héros, fourbes vieillards ou jeunes premiers est appréhendée avec des stéréotypes, véritables images d’Epinal à l’italienne. Ainsi, le très connu Harlequin (valet bon vivant) et son opposé Scaramouche, les vieillards Pantalone (amoureux d’une jeune fille) ou le médecin, les soldats tel le brave Matamore, les amoureux à l’instar de Colombine. Ces rôles ne vous rappellent-ils rien ?

La version italienne du médecin a fortement inspiré sa représentation par Molière, qui a partagé avec les « Comédiens Italiens du Roi » une salle de théâtre parisienne. « Il Dottore Balanzone« , Docteur de la commedia, personnage prétendumment savant, symbolise le pouvoir intellectuel et l’esprit. Physiquement gêné par un embompoint certain, il porte un masque qui lui cache la moitié du visage seulement et ne manque pas de porter les traits rougeâtres d’une addiction à la boisson alcoolisée. Il représente l’université et ses collèges d’astronomie, de droit, ou de médecine. Mais son apparence savante n’est que feinte, et le ridicule le gagne dès qu’il veut parler de sciences et utilise à cette fin un latin « de cuisine », révélant son ignorance.

Quand le Docteur parle, on doute

Si c’est latin ou bas breton :

Et souvent celui qui l’écoute

L’interrompt à coups de bâtons.

Il existe dans la grande variété des masques et de la Commedia un second modèle, au bec allongé. C’est celui du Médecin de la peste « Il Medico della Peste ». Pour se prémunir contre l’épidémie ramenée d’Asie, gagnant Gênes puis Venise en juin 1348, des plantes aromatiques aux propriétés désinfectantes, notamment de la girofle et du romarin, étaient placées dans l’extrémité de ce masque ainsi qu’une éponge imprégnée de vinaigre spécialement préparé, à porter près de la bouche. Cette ingénieuse défense contre la contagion a été inventée par De Lorme, médecin de Louis XIII. Cela donnait un air fantomatique et inaccessible aux médecins qui portaient ce masque.

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Pour la commedia, et plus globalement dans la tradition des costumes de Venise, réutiliser ce masque inquiétant pour interpréter le médecin est une façon de se moquer de ce personnage pédant à la science feinte. Ce trait de caractère du médecin se retrouve de façon très accentuée dans les pièces de Molière. Ainsi s’établit un comique de distance, entre la peur inspirée par la silhouette et qui rappelle la période dangereuse de contagion bubonique et le jeu ridicule du personnage du médecin.

Le masque du médecin de la Peste

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Classé dans Maux qui parlent et mots qui soignent

Félicitations Madame, c’est un beau bébé

Etais-je jalouse de vous, blogueurs ? Ou frustrée de ne m’exprimer qu’en 140 caractères ? A moins que je n’ai les yeux plus gros que le ventre…

Toujours est-il que me voici devenue blogueuse.

Blogteur à défaut d’être Doc, j’ausculte la communication santé et l’e-santé et écris quelques billets non pécuniers, que vous me pardonnerez, sur les tribulations de mon esprit. Cette page aurait pu s’appeler Blogorrhée.

Il se trouve que les choses ont été faites à l’envers. Plutôt que les pieds bien enracinés, la tête est sortie la première, et c’est sur twitter que j’ai fait mes premiers pas, mes premières errances, sur le web. (Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterais peut-être.)

Et malgré ce désossement, une mode passée à l’art du concis, bloguer n’est pas obsolète, ainsi que l’indique cet excellent dossier.

Alors ne me jugez pas trop durement, et aidez-moi à faire grandir le Blogule, et son Blogteur à l’occasion.

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