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Un peu de lecture web et santé…

Vous n’en doutiez pas, cette inactivité du Blogule pendant quelques mois n’a été que feinte ! Continuant une activité dans le milieu web santé, j’ai pu contribuer aux articles ci dessous. Je ne peux que vous en conseiller la lecture… (Vous verrez, ils ne sont pas tout à fait écrits sur le même ton…)

  • Un blog à l’hôpital : l’expérience de Kapa Santé. Le groupe de clinique Kapa Santé a mis en ligne un blog pour faciliter la relation entre les patients et professionnels de santé. Comment ? Avec quels écueils et quelles réussites ? Apprenez plus de cette expérience à l’issue d’une conférence donnée lors de Media Aces.
  • La Santé sur Twitter. Ces articles (le premier ici et le second là) présentent des listes d’utilisateurs de Twitter reliés à la santé, classés selon leur intérêt et leur domaine d’activité.
  • Les établissements de santé notés sur Internet. Si nous avons eu la chance, sur Twitter, de rencontrer très vite Le Guide Santé, ce n’est pas forcément le cas des établissements de santé, qui se sont confrontés face à un inconnu, le web 2.0. Cet article fait le point sur les sites de notation des établissements de santé et invite à une nouvelle tendance : la naissance de community manager pour les hôpitaux et cliniques.

Bonne lecture… et à bientôt lors d’un prochain article (en conception) !

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E-réputation : le bon laboratoire, la brute Google et… le réseau social

Hopscotch, agence de conseil en relations publiques, a publié un « baromètre de l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques » avec force retours médiatiques et digitaux. On y trouve des points pertinents concernant la présence de l’industrie pharmaceutique sur internet : une faible notoriété pour les recruteurs, ou une liste de thématique éveillant l’intérêt des internautes pour les laboratoires pharmaceutiques (diapositive 21).

Le titre est alléchant. Trop peut-être ? Le sujet est spécialisé, mais traité de façon incomplète. Il y a anguille sous roche, je dirais même plus, mammouth géant sous caillou. Et je me permets de relever quelques incohérences et de nombreux manques dans cette étude qui recense et analyse les principales sources d’information sur les laboratoires.

E-réputation : définition, méthodologie

La e-réputation est devenue incontournable dans la communication digitale – un buzzword 2010. Essentielle dans la communication digitale, son audit est un point de départ pour bâtir un plan de communication digital ET global : quelle réputation avons-nous aujourd’hui ? quelle réputation souhaitons nous in fine ?

Or comme le souligne très justement Hospcotch dans sa méthodologie qu’est-ce que la e-reputation si ce n’est la réputation des entreprises rapportée au canal spécifique qu’est le web et aux internautes? Sauf que forte de ce constat, Hopscotch ne mène pas sa réflexion jusqu’au bout. Faut-il vraiment mesurer l’e-reputation d’une marque à l’aulne du nombre de requêtes faites sur Google ou de la tonalité des premiers liens qui apparaissent dans le célèbre moteur de recherche ?

Camille Saint Paul, fondatrice de l’agence 5e RUE, propose d’autres pistes de réflexion :

Le web joue comme un catalyseur de réputation : à l’image d’une rue, l’information y circule plus vite, dans un espace « raccourci ». Mais derrière tout internaute, il y a toujours un consommateur, un élu, un salarié, un investisseur… Derrière une e-réputation se joue avant tout une réputation. En termes de mesure et d’évaluation, ceci a deux conséquences :

1/ certes dans un contexte où le web occupe une place de plus en plus importante dans le quotidien tant des citoyens que des journalistes, des salariés…, il est intéressant (voire pour certaines marques, primordial) d’analyser le web comme un espace « fermé » et de comprendre ce qui s’y dit, ou comment la marque s’y positionne ;

2/ cependant, le web n’étant qu’un canal (et un canal à certains égards « déformant », seule 8% de la population y contribuant) le seul instrument fiable qui existe pour comprendre les ressorts d’une réputation sur le web et l’attente des consommateurs qui y évoluent reste le sondage ou l’étude qualitative croisé avec l’analyse des comportements media de la cible.

Une e-réputation se fonde-t-elle uniquement sur le nom de la marque ?

Hopscotch a défini sa méthode sur les requêtes du nom de l’entreprise ou de la marque, ce qui m’étonne doublement.

D’une part, je ne pense pas que l’on puisse réduire l’opinion sur une entreprise à la saisie de son nom. La communication corporate se fonde sur différents piliers que sont la communication RH, financière, etc etc. Elle dépend aussi de celle de ses produits, de celle de ses dirigeants, …

D’autre part, prenons le problème à l’envers : elle dépend aussi de son manque de notoriété. Par exemple, le nombre de personnes ayant tapé dans Google « laboratoire Mediator » au lieu de « Servier »ne doit pas être négligeable. La question est d’autant plus actuelle dans un secteur dont la publicité est limitée comme l’est celui de la santé.

Les critères et la méthode : God Save Google ?

Hospcotch a défini 5 indices intéressants pour calculer le score d’e-réputation des laboratoires : visibilité, intérêt, maîtrise du discours, qualité, recommandation. Ce sont 5 points intéressants à étudier. Mais j’ai bondi en apercevant la restriction faite à chacun de ces critères, qui sont limités à la première page des résultats Google.

Comme si le journaliste, faisant son article sur le Mediator s’arrêtait à cette première page. Comme si également le parcours d’information du consommateur –internaute débutait & finissait forcément par une requête sur Google : c’est sans compter la force d’avis exprimés sur des forums (encore mal référencés) ou sur certains réseaux sociaux, sans parler des blogs et media en ligne que ces consommateurs fréquentent et qui ne sont pas toujours en tête des requêtes.

Le bruit ? « Beaucoup de bruit sur certains noms de laboratoires (Roche, Lilly, Teva) qui oblige à évaluer l’indice sur des requêtes plus précises. » (diapositive 16) Je regrette de n’être pas petite souris (tout le monde sait qu’il y en a plein dans les immeubles parisiens… et qu’elles font peur aux Mammouths) pour entendre quels ont été ces sources considérées comme du bruit. N’est-ce pas l’enjeu de l’e-réputation ? Générer du bruit positif, et plus encore, guider l’internaute à travers le bruit pour accéder à l’information-source, institutionnelle.

Enfin, d’un point de vue typologique, est-il réellement pertinent de comparer des laboratoires distribuant principalement des produits en OTC ou en parapharmacie et des laboratoires commercialisant principalement des médicaments pour traitements lourds, avec un « public » plus restreint (comme leur communication) ?

Les médias sociaux dans l’étude

Pour prendre le sujet qui m’est cher des réseaux sociaux, le périmètre de ceux-ci est de même très limité :

  • Facebook, dont l’utilisation en France reste très personnelle et sur un cercle intime
  • et Twitter, encore réservé à un cercle réduit d’initiés, et inexhaustif.

Alors que d’autres réseaux leur tendent les bras (pour ne citer que les plus simples) : LinkedIn et Viadéo qui sont très pertinents dans l’information sur un mot clé corporate, Youtube très utilisé par les industries de la santé, mais aussi blogs, sites de bookmarking collaboratif, … et bien sûr les réseaux sociaux spécifiques à la santé : Carenity, Docatus, Sermo, Mypsink… Je suis également un peu déçue par le contenu de cette partie sur les réseaux sociaux. Inexhaustif sur Twitter : « seulement 3 laboratoires sur Twitter : Novartis, Pfizer et Biogaran » (diapositive 22), auquel j’ajoute au moins Bayer  et Sanofi pour la partie institutionnelle française (pour la partie internationale, je me réfère à l’article de Silja Chouquet ou la liste d’Andrew Spong), et les tweets de différents employés du secteur sur leur employeur. Concernant Facebook, je me permets de discuter la référence « Fan Page », qui n’implique pas forcément une notoriété de marque mais peut être un outil de communauté professionnel ou de communication RH. Et j’invite à compter également les applications ou sponsorisations d’application, profils, partage d’information, …

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Pour ma part, la problématique est moins « de quel laboratoire demande-t-on le plus d’information » que « la mesure du clivage entre la réputation institutionnelle et la réputation des produits ». Les 6 premières diapositives qui rappellent des bases très globales de la communication digitale, témoignent explicitement du public visé possédant des notions de communication digitale. J’entends encore (moment de grande humiliation qu’a posteriori je trouve justifié) la voix d’une de mes professeurs, me dire après un exposé qui m’aura demandé près de 15h de préparation : « c’est un très bon travail préparatoire à l’exposé que je vous ai demandé ». L’étude souffre du même manque dans sa problématique, ou peut être de trop de précipitation dans sa sortie. Je suppose que le baromètre aura une seconde édition. Une auto-promotion de l’agence qui éveillera certainement la curiosité de nombreux prospects.

Merci à Camille pour son temps, son avis et ses relectures.

Pour contacter 5eRUE, n’hésitez pas à me demander les coordonnées de l’agence.

[Update, 12 mai 2011 : Hier, l’agence Performance et Influence a mis en ligne une nouvelle étude : Étude sur l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques et de leur présence sur les réseaux sociaux. Opportune, l’étude met plus de relief dans son analyse. Et finit clairement par toutes ses prestations possibles, que les prospects sachent où ils mettent les pieds. Ma critique principale, pour comparer avec l’étude d’Hopscotch, est que la méthode utilisée pour l’enquête demeure confidentielle.]

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Pièces Jaunes : le geste au centre de la campagne

Aujourd’hui est le dernier jour pour remettre votre tirelire ! Quelle tirelire ? Celle des Pièces Jaunes, qui revient en janvier comme la rentrée scolaire en septembre

Pour la 22e année consécutive, du 5 janvier au 12 février, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France lance cette campagne ludique et pleine de succès, pour financer des projets d’amélioration des conditions de vie des enfants et adolescents hospitalisés.

Les Pièces Jaunes, c’est aussi une opération annuelle comme il y en a beaucoup dans la Santé (les Parcours du Coeur par exemple) ou dans l’associatif (de type le Téléthon ou Sidaction). Une des opérations qui marchent et plaisent, certainement parce qu’elle est simple et s’adresse tout simplement aux enfants pour les enfants.

22 ans, c’est une affaire qui roule ! Pourtant, nouveaux dispositifs et racines populaires de la campagne se mêlent et tracent un événement hybride.

On aime :

  • La valeur source de cette campagne de don n’a jamais changé : le geste à la fois généreux et ludique pour les enfants, de construire sa tirelire, la remplir, la déposer dans des points de collecte et… peser la somme ainsi récoltée !
  • inaugurés l’année précédente, une véritable présence en ligne de la campagne (Facebook, Twitter, …)
  • la volonté de modernisation de la communication
  • une campagne de partenariat époustouflante
  • un nouveau dispositif de paiement en ligne avec Price Minister
  • Tellement connu que ses RP sont du pain béni pour les consultants chargés de le communiquer (même s’il faut trouver à les renouveller), et pour la presse un marronnier. Trop peut-être, comment le renouveller ?

On aime moins :

  • le dessin des personnages « Pile et Face », (trop) carrés
  • Des parrains (Christian Karembeu et Lorie) quelques peu entrés dans l’ombre. (Je me souviens d’une opération chez moi avec Elodie Gossuin…)
  • Le train pièces-Jaunes, un peu old school, dont on parle beaucoup moins depuis que les tours de France ferrés sont devenus si courant : Coca Cola, Alzheimer, …
  • 22 ans de parrainage de Mme Chirac, marraine historique moins politique maintenant, ce qui fut pourtant critiqué, mais qui efface une part de visibilité à la Fondation HPHF

C’est une campagne qui a fait ses preuves et qui fonctionne, d’où peut-être sa difficulté à se renouveller sans perdre son essence. Il lui manque pourtant un soupçon de modernité, des actions peut-être plus proche des enfants d’aujourd’hui, à faire avec la nouvelle génération de parents. L’innovation peut conserver, en son centre, le coeur de cette campagne : le geste de don.

Un dernier mot : merci, pour le monde de l’hôpital et pour les enfants et adolescents pouvant bénéficier des actions de la FHP-HP ! Maintenant, courrez dans votre bureau de Poste, déposer la tirelire avant sa fermeture, à défaut de devoir attendre l’année prochaine…

Agence : Publicis Consultants | Net Intelligenz
Quelques sources : Le guide santé pour le bilan des campagnes, My Community Manager pour une explication de la campagne marketing et bien sûr www.piecesjaunes.fr !

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Il était une fois la Sécurité Sociale…

Il flotte dans l’air toute l’atmosphère de Noël, des soirées au coin du feu à conter des histoires… C’est peut-être la raison pour laquelle j’avais envie de parler d’histoire et d’histoires. Il y a quelques mois, je prenais connaissance avec le travail de Cécile Girardin et son intriguante « agence d’écriture ». Entre autres projets passionnés et passionnants (création d’un jeu de l’oie géant, écritures de livres,contes et pièces de théâtre), Cécile a travaillé sur un Storytelling pour la Caisse Primaire d’Assurance Maladie des Deux-Sèvres (Niort).

C’est une initiative de la CPAM que je trouve très intéressante, car c’est ce fil narratif dont les assurés, les citoyens ont besoin pour s’approprier le système et le faire leur. L’interview de Cécile, conceptrice-rédactrice, auteure, directeur artistique, est à ce sujet très engageante… Alors, quelle histoire pour la santé ?

Pour en savoir plus sur cette initiative : lisez la 4e de couverture du livre à paraître…

A trop raconter des histoires, n’oubliez pas de nous raconter la vôtre. Qui êtes vous ? Comment nous expliqueriez-vous le métier de « raconteur d’histoire » ?

Je suis une historienne de l’art qui aime se balader dans les entreprises, aller à la rencontre des salariés et des patrons. J’aime qu’ils me racontent leur vie !

Non, sérieusement, je pense que les choses racontées ont plus d’impact que lorsqu’elles sont simplement énumérées. Le storytelling permet de donner du sens aux évènements. Je ne suis jamais loin de ma formation universitaire d’historienne : le contexte de l’information est important. Mais j’ai cette fantaisie et ce souci du lecteur qui me pousse à tendre vers une écriture dynamique et évocatrice des faits. Un exemple. Le discours des vœux d’un PDG fait partie de mes « sources ». Or redonner dans le livre le texte tel qu’il est n’a pour moi aucun intérêt, puisque tout le monde l’a déjà entendu, enfin pour ceux qui écoutaient… Si le patron parle des projets de l’année future, comme une construction par exemple, je préfère assister à la réunion avec l’architecte. L’impact est différent. Je concrétise les idées en me servant du quotidien de l’entreprise. Parler des idées sans les confronter à la réalité est contre productif. Tout l’intérêt de mes histoires est de lier le monde des idées à celui du terrain.

Vous avez entrepris un storytelling avec la CPAM de Niort… Qu’a-t-on à dire d’une CPAM ?

 

Assurance Maladie, ses valeurs dans un livret - crédit Eric Chauvet

La CPAM de Niort m’a commandé un livre à l’occasion d’un emménagement dans de nouveaux locaux. Comment la Sécurité Sociale s’était-elle installée en 1945 à Niort ? Que sait-on sur les Assurances Sociales en 1930 dans les Deux-Sèvres ? Et avant ces lois, quelle était l’action de l’État en matière de santé ? Mais, encore une fois, au-delà des lois, des faits, comment les choses se sont-elles mises en place sur le terrain ? Une entreprise est faite d’hommes et de femmes, de salariés, d’élus. Qu’ont-ils fait à Niort pour concrétiser cette loi ? Le travail d’historien est considérable, des jours et des jours à lire les délibérations des conseils d’administration de la caisse, à croiser ces informations avec les mutuelles en place… sur le plan local et départemental. Un travail aussi de « journaliste » auprès des salariés d’aujourd’hui et d’hier pour comprendre le sens qu’ils donnent, donnaient à leur mission.

Qu’avez-vous aimé dans ce projet ?

Je suis toujours surprise de l’accueil que l’on me réserve dans les services. Les patrons, directeurs, salariés… ont envie de me parler, ils ont beaucoup de choses à dire sur leur travail, leur mission. Ils y réfléchissent plus qu’il n’y paraît et cela est plutôt une bonne nouvelle ! Et quel enrichissement personnel ! Je l’avoue facilement, le monde de la santé n’était pas un sujet historique que je maîtrisais. Mais j’aime rentrer dans le vif du sujet par une immersion totale, comme une plongée dans les archives ou dans les services. Et puis, après, j’ai l’impression de tricoter, de relier les informations les unes aux autres.

 

Pour vous, de quelle histoire devrait-on égayer le monde de la santé ?

Je crois qu’il manque une histoire simple de la santé ! Le système est complexe et on s’y perd. À tel point que j’ai pu entendre de la part d’assurés que « la Sécu c’est gratuit ! » Remarquez, cet assuré-là, je pourrais le suivre dans sa découverte d’une caisse primaire…

J’ai connu votre travail via un tweet lors de la conférence Health 2.0 Europe. A votre avis, quel fil lie la Sécurité Sociale à ses débuts et aujourd’hui le tournant 2.0 qui s’amorçe ?

En 1945, les conseils d’administration étaient composés pour 2/3 de représentants des salariés et pour 1/3 des représentants des employeurs. En 1947, le 24 avril, ont lieu les premières élections à la Sécurité sociale. Le projet politique ambitionnait la gestion des caisses par les intéressés eux-mêmes. En 2010, je me demande si le Web 2.0 ne peut pas rendre les assurés « intéressés » ?! Soixante-cinq ans ont passé et on mesure l’écart entre « l’instrument de solidarité » (selon une expression de Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale de 1944-1951) et notre accoutumance détachée à la formule souvent répétée depuis 1963, « trou de la Sécu ». Le Web 2.0 a cette capacité de mobiliser, de créer du lien, de redonner du sens et d’adopter un ton nouveau. À votre question, quel fil lie ? J’aimerais bien répondre les « intéressés eux-mêmes ».

Et pour nous enchanter un peu, quelle est la mission la plus sympathique que vous avez accompli en storytelling ?

Dans mes propos, j’ai associé le storytelling à l’entreprise, or on m’a demandé de donner une âme à une marionnette géante que des artistes s’apprêtaient à fabriquer pour un quartier défavorisé. J’ai écrit un conte et cette marionnette existe depuis deux ans maintenant, elle s’appelle Galuchette. J’ai travaillé avec un illustrateur pour éditer le livre de conte. J’ai raconté le quartier à travers elle. Elle est aujourd’hui la mascotte du quartier…

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Merci  beaucoup Cécile pour cette interview, et très beaux projets pour la suite de votre agence d’écriture ! Chers lecteurs, je vous conseille de lire son site et ses travaux, qui moi me font envie, m’enchantent même et me prêtent à rêver…

http://www.cecile-girardin.fr/

Ce que j’ai aimé : « je suis toujours surprise de l’accueil que l’on me réserve dans les services. Les patrons, directeurs, salariés… ont envie de me parler, ils ont beaucoup de choses à dire sur leur travail, leur mission. Ils y réfléchissent plus qu’il n’y paraît et cela est plutôt une bonne nouvelle ! Et quel enrichissement personnel ! Je l’avoue facilement, le monde de la santé n’était pas un sujet historique que je maîtrisais. Mais j’aime rentrer dans le vif du sujet par une immersion totale, comme une plongée dans les archives ou dans les services. Et puis, après, j’ai l’impression de tricoter, de relier les informations les unes aux autres.
Sécurité sociale et web 2.0  :  en 1945, les conseils d’administration étaient composés pour 2/3 de représentants des salariés et pour 1/3 des représentants des employeurs. En 1947, le 24 avril, ont lieu les premières élections à la Sécurité sociale. Le projet politique ambitionnait la gestion des caisses par les intéressés eux-mêmes. En 2010, je me demande si le Web 2.0 ne peut pas rendre les assurés « intéressés » ?! Soixante-cinq ans ont passé et on mesure l’écart entre « l’instrument de solidarité » (selon une expression de Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale de 1944-1951) et notre accoutumance détachée à la formule souvent répétée depuis 1963, « trou de la Sécu ». Le Web 2.0 a cette capacité de mobiliser, de créer du lien, de redonner du sens et d’adopter un ton nouveau. À votre question, quel fil lie ? J’aimerais bien répondre les « intéressés eux-mêmes ».

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Classé dans Communication & RP, Maux qui parlent et mots qui soignent

[Brève] Nathan, I love your Facebook Tshirt

A partager absolument, ou à voir avant des différentes demandes de stage qui vous seront bientôt adressées (ça vous rappellera forcément un candidat)…

 » Traitre, escroc, utopiste, imposteur, pute…, On a tout lu, tout entendu sur « Le métier de l’année 2010 ». « 

Grand fou rire n’est-ce pas ? On ne s’étonne pas donc que la vidéo ait buzzée dans le milieu des communiquants digitaux. La vidéo a accompagné la mise en ligne d’un Guide des métiers sous tension par Expectra (Randstad), pour plus d’informations tout est dans le communiqué de presse linké. Parmi ces métiers, on trouve une fiche très bien faite sur le « Community Manager, créateur de liens « .

C’est une jolie stratégie proposée par Kalaapa pour Expectra. Le buzz sur le métier est facile : la cible y est ultra-réceptive, et c’est un métier que connaissent bien les stratégistes. La vidéo a d’abord été envoyé à des blogueurs et twitteurs clés afin qu’elle soit diffusée. Puis, une très bonne veille a permis de s’adresser à tous ceux qui avaient relayé ou commenté la vidéo (ce qui, soit dit en passant est une voie d’information bien plus intelligente que d’envoyer un mail sans commentaire ni lien avec l’activité du blogueur « pour qu’il la communique »). Et c’est ainsi que la vidéo fait son entrée sur le Blogule.

Un sujet qui m’intéresse à double titre, celui du Community Management, mais également celui des RH dont je pourrai parler de plus en plus sur ce blog… Merci @ Arnaud de Kalaapa de l’information ainsi transmise !

Maintenant, j’hésite beaucoup à transmettre cette vidéo au bureau, histoire d’expliquer plus précisément mes missions… ;-) Qu’en dites-vous ?

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Classé dans Deux POINT Zéro

Hommage…

C’est en fin de semaine dernière que l’annonce de la liquidation de CB News se faisait connaître (voir l’article du Monde, au hasard parmi d’autres). C’est un magazine que j’ai rapidement apprécié, dès mes premiers pas dans la Communication, très vite renforcé par l’attachement à la newsletter quotidienne. Cette annonce attriste de nombreux professionnels du secteur (lire CBad News), et je voulais rajouter ma petite couche dans la nostalgie commune… Consciente du retard du Blogule, j’ai souvent tenté de le remettre à la page, et ai enregistré de nombreux brouillons incomplets dans ses articles. Voici ce que j’écrivais le 24 octobre, à propos de la mine d’informations qu’apportait le CB Santé :

Après quelques temps de mutisme absolument involontaire, je profite d’un voyage en train pour souffler un peu et partager quelques idées. Souffler un peu, c’est l’occasion de lire quelques titres de presse un peu délaissés dernièrement. Et notamment le n4 du CB Santé, paru ce lundi.

Depuis son lancement il y a un peu plus d’un an, j’essaie souvent de tweeter, soit sa date de parution, soit à sa sortie les articles qui m’intéressent particulièrement. En effet, la communication Santé reste une niche et trouver un support, un blog ou une revue spécifique à ce domaine mérite d’être salué. Merci donc CB !

Orienté B2B, j’y puise information, inspiration, cas d’étude, mouvements du secteur et noms de prestataires. Dans cette édition, il y avait beaucoup à apprendre :

  • Pas de prix empreinte cette année, le prochain sera pour le 21 mars 2011
  • Un article sur les Relations Presse dans la Santé
  • Un dossier nutrition
  • et beaucoup d’informations qui ne sont pas 100 % nouvelles (primeur au web – temps réel ! sur ce plan, un format long terme n’est pas aidant), mais auxquelles j’avais prêté une certaine attention : le leaflet de l’Afipa, la campagne d’affichage de l’ASIP Santé, la création de l’agence Viscéral, …

Je regrette simplement que CB ne prenne pas plus souvent position. Pour nous donner son jugement sur les bonnes et les mauvaises idées de communication, sur les créa, les opérations, etc…

Les difficultés financières que traverse CB News, largement médiatisées, ne vous auront certainement pas échappé. Pourtant, de nombreux communicants ou marketteurs seraient déçus de ne plus avoir accès à cette publication qui leur est dédiée. La revue continue de paraitre, mais on note vite que les difficultés continuent. Sur 10 pages de pub prévues, 3 déjà concernent CB. Rattrapage d’invendus ou prévision initiale ? Prestataires, agences, media, congrès, outils, avez vous coupé votre budget pub ? Ou est ce notre marché qui attire peu ? On vous attend en tous les cas sur ce segment !

Qu’ajouter à ces quelques notes ? Un grand merci à toute la rédaction de CB, plein de bons voeux pour… la suite, quelle qu’elle soit pour chacun (mais que l’on vous souhaite pleine d’opportunités), spécialement pour Fabienne Colin et ses multiples photos toujours différentes et drôles à chaque nouvel édito !

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Classé dans Communication & RP, Presse & Médias Santé

Les listes du lundi : Minutes à perdre et sites à découvrir

Le lundi annonce une semaine bien difficile. Ecrasés sous la tâche des choses à faire, la semaine parait longue (mais non moins sympathique !). Et pour ne rien oublier, comme tous, on fait des listes. La To-do liste, pour les hypes du vocabulaire franglais. Les listes de choses à faire, de choses drôles, de choses qui nous attendent, les listes de principes, les listes d’idées… Et la liste du lundi.

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Lundi 4 octobre 2010Des sites internet pour se vider la tete

Ou pour glander (enfin… procrastiner) devant son ordinateur… La taille de cette liste est proportionnelle au nombre de minutes à perdre !
  • Facebook bien sûr
  • Twitter n’est pas mal non plus. Peut être pire même…
  • Mon netvibes et mes meilleures adresses de blogs « professionnels »
  • Les blogs pour explorer les publicités : Culturepub et Joelapompe, pour n’en citer que deux, ou Adpharm dans le secteur santé
  • Des blogs de voyageurs incorrigibles, de préférence des amis. (quelques recommandations sur demande et selon les pays !)
  • En mode séquence nostalgie : Coupdevieux
  • Des blogs BD : Pénélope, Margo, Margaux Mottin, Martin Vidberg, Vie de pub, …
  • 10 minutes à perdre qui porte bien son nom
  • Le chronomètre de Jean Perdutant
  • Dailymotion et Youtube, notamment leurs vidéos du jour et la rubrique « Art & Création »  ou
  • Les radios de Deezer et les Blip de mes contacts
  • Le catalogue de la Fnac
  • Retrouver l’image du futur que nous avions dans le passé (? C’est compliqué, mais je vous promets, en fait c’est simple. Et beau) : Paléofutur
  • Pour ça le Blogule, serviteur, n’est pas mal non plus ;-) !

Non pas que je m’ennuie, mais je serais curieuse de connaître vos ajouts à cette liste !

Sur cette liste, je vous souhaite une très belle semaine.

Listement vôtre,

le Blogule rouge

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