Archives de Tag: Mammouth géant

Mais qui est elle ?

L’infirmière la plus connue du web !

Je la retrouve partout. Blonde, infirmière, américaine, sourire Colgate et heureuse d’être dans le monde de Casimir – pardon, dans son hôpital.

Seule… Ou en équipe :

Vous noterez sa complicité avec son homologue masculin, Mr Infirmier-sur-internet.

Quelle star !

Dans les congrès :

Ou les institutions et fédérations :

Elle est partout ! Plus visible sur la toile santé qu’un mammouth géant dans le désert.

Vous pouvez même entrer en contact avec elle sur les réseaux sociaux !

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Une telle renommée vaut bien une interview non ? 

Wanted !

Toute information sur sa localisation au premier ou en arrière-plan est bienvenue. Merci de nous contacter si vous avez la moindre information à son sujet, une petite URL en commentaire !

Des indices sur sa personne… ici, ici, et en partie ici

Cet article aurait pu s’appeler  » de l’inconvénient d’utiliser des banques d’images sur internet ». Il est dédicacé à Romain et Maxime, qui m’ont aidé à chasser « la quiche blonde » depuis des mois.

Note : Et quand elle travaille dans un bureau et non plus comme infirmière, elle n’est plus blonde. Satanés clichés ! Les brunes comptent pas pour des prunes !


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E-réputation : le bon laboratoire, la brute Google et… le réseau social

Hopscotch, agence de conseil en relations publiques, a publié un « baromètre de l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques » avec force retours médiatiques et digitaux. On y trouve des points pertinents concernant la présence de l’industrie pharmaceutique sur internet : une faible notoriété pour les recruteurs, ou une liste de thématique éveillant l’intérêt des internautes pour les laboratoires pharmaceutiques (diapositive 21).

Le titre est alléchant. Trop peut-être ? Le sujet est spécialisé, mais traité de façon incomplète. Il y a anguille sous roche, je dirais même plus, mammouth géant sous caillou. Et je me permets de relever quelques incohérences et de nombreux manques dans cette étude qui recense et analyse les principales sources d’information sur les laboratoires.

E-réputation : définition, méthodologie

La e-réputation est devenue incontournable dans la communication digitale – un buzzword 2010. Essentielle dans la communication digitale, son audit est un point de départ pour bâtir un plan de communication digital ET global : quelle réputation avons-nous aujourd’hui ? quelle réputation souhaitons nous in fine ?

Or comme le souligne très justement Hospcotch dans sa méthodologie qu’est-ce que la e-reputation si ce n’est la réputation des entreprises rapportée au canal spécifique qu’est le web et aux internautes? Sauf que forte de ce constat, Hopscotch ne mène pas sa réflexion jusqu’au bout. Faut-il vraiment mesurer l’e-reputation d’une marque à l’aulne du nombre de requêtes faites sur Google ou de la tonalité des premiers liens qui apparaissent dans le célèbre moteur de recherche ?

Camille Saint Paul, fondatrice de l’agence 5e RUE, propose d’autres pistes de réflexion :

Le web joue comme un catalyseur de réputation : à l’image d’une rue, l’information y circule plus vite, dans un espace « raccourci ». Mais derrière tout internaute, il y a toujours un consommateur, un élu, un salarié, un investisseur… Derrière une e-réputation se joue avant tout une réputation. En termes de mesure et d’évaluation, ceci a deux conséquences :

1/ certes dans un contexte où le web occupe une place de plus en plus importante dans le quotidien tant des citoyens que des journalistes, des salariés…, il est intéressant (voire pour certaines marques, primordial) d’analyser le web comme un espace « fermé » et de comprendre ce qui s’y dit, ou comment la marque s’y positionne ;

2/ cependant, le web n’étant qu’un canal (et un canal à certains égards « déformant », seule 8% de la population y contribuant) le seul instrument fiable qui existe pour comprendre les ressorts d’une réputation sur le web et l’attente des consommateurs qui y évoluent reste le sondage ou l’étude qualitative croisé avec l’analyse des comportements media de la cible.

Une e-réputation se fonde-t-elle uniquement sur le nom de la marque ?

Hopscotch a défini sa méthode sur les requêtes du nom de l’entreprise ou de la marque, ce qui m’étonne doublement.

D’une part, je ne pense pas que l’on puisse réduire l’opinion sur une entreprise à la saisie de son nom. La communication corporate se fonde sur différents piliers que sont la communication RH, financière, etc etc. Elle dépend aussi de celle de ses produits, de celle de ses dirigeants, …

D’autre part, prenons le problème à l’envers : elle dépend aussi de son manque de notoriété. Par exemple, le nombre de personnes ayant tapé dans Google « laboratoire Mediator » au lieu de « Servier »ne doit pas être négligeable. La question est d’autant plus actuelle dans un secteur dont la publicité est limitée comme l’est celui de la santé.

Les critères et la méthode : God Save Google ?

Hospcotch a défini 5 indices intéressants pour calculer le score d’e-réputation des laboratoires : visibilité, intérêt, maîtrise du discours, qualité, recommandation. Ce sont 5 points intéressants à étudier. Mais j’ai bondi en apercevant la restriction faite à chacun de ces critères, qui sont limités à la première page des résultats Google.

Comme si le journaliste, faisant son article sur le Mediator s’arrêtait à cette première page. Comme si également le parcours d’information du consommateur –internaute débutait & finissait forcément par une requête sur Google : c’est sans compter la force d’avis exprimés sur des forums (encore mal référencés) ou sur certains réseaux sociaux, sans parler des blogs et media en ligne que ces consommateurs fréquentent et qui ne sont pas toujours en tête des requêtes.

Le bruit ? « Beaucoup de bruit sur certains noms de laboratoires (Roche, Lilly, Teva) qui oblige à évaluer l’indice sur des requêtes plus précises. » (diapositive 16) Je regrette de n’être pas petite souris (tout le monde sait qu’il y en a plein dans les immeubles parisiens… et qu’elles font peur aux Mammouths) pour entendre quels ont été ces sources considérées comme du bruit. N’est-ce pas l’enjeu de l’e-réputation ? Générer du bruit positif, et plus encore, guider l’internaute à travers le bruit pour accéder à l’information-source, institutionnelle.

Enfin, d’un point de vue typologique, est-il réellement pertinent de comparer des laboratoires distribuant principalement des produits en OTC ou en parapharmacie et des laboratoires commercialisant principalement des médicaments pour traitements lourds, avec un « public » plus restreint (comme leur communication) ?

Les médias sociaux dans l’étude

Pour prendre le sujet qui m’est cher des réseaux sociaux, le périmètre de ceux-ci est de même très limité :

  • Facebook, dont l’utilisation en France reste très personnelle et sur un cercle intime
  • et Twitter, encore réservé à un cercle réduit d’initiés, et inexhaustif.

Alors que d’autres réseaux leur tendent les bras (pour ne citer que les plus simples) : LinkedIn et Viadéo qui sont très pertinents dans l’information sur un mot clé corporate, Youtube très utilisé par les industries de la santé, mais aussi blogs, sites de bookmarking collaboratif, … et bien sûr les réseaux sociaux spécifiques à la santé : Carenity, Docatus, Sermo, Mypsink… Je suis également un peu déçue par le contenu de cette partie sur les réseaux sociaux. Inexhaustif sur Twitter : « seulement 3 laboratoires sur Twitter : Novartis, Pfizer et Biogaran » (diapositive 22), auquel j’ajoute au moins Bayer  et Sanofi pour la partie institutionnelle française (pour la partie internationale, je me réfère à l’article de Silja Chouquet ou la liste d’Andrew Spong), et les tweets de différents employés du secteur sur leur employeur. Concernant Facebook, je me permets de discuter la référence « Fan Page », qui n’implique pas forcément une notoriété de marque mais peut être un outil de communauté professionnel ou de communication RH. Et j’invite à compter également les applications ou sponsorisations d’application, profils, partage d’information, …

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Pour ma part, la problématique est moins « de quel laboratoire demande-t-on le plus d’information » que « la mesure du clivage entre la réputation institutionnelle et la réputation des produits ». Les 6 premières diapositives qui rappellent des bases très globales de la communication digitale, témoignent explicitement du public visé possédant des notions de communication digitale. J’entends encore (moment de grande humiliation qu’a posteriori je trouve justifié) la voix d’une de mes professeurs, me dire après un exposé qui m’aura demandé près de 15h de préparation : « c’est un très bon travail préparatoire à l’exposé que je vous ai demandé ». L’étude souffre du même manque dans sa problématique, ou peut être de trop de précipitation dans sa sortie. Je suppose que le baromètre aura une seconde édition. Une auto-promotion de l’agence qui éveillera certainement la curiosité de nombreux prospects.

Merci à Camille pour son temps, son avis et ses relectures.

Pour contacter 5eRUE, n’hésitez pas à me demander les coordonnées de l’agence.

[Update, 12 mai 2011 : Hier, l’agence Performance et Influence a mis en ligne une nouvelle étude : Étude sur l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques et de leur présence sur les réseaux sociaux. Opportune, l’étude met plus de relief dans son analyse. Et finit clairement par toutes ses prestations possibles, que les prospects sachent où ils mettent les pieds. Ma critique principale, pour comparer avec l’étude d’Hopscotch, est que la méthode utilisée pour l’enquête demeure confidentielle.]

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L’information n’a pas droit à l’erreur

INCA - L'information n'a pas droit à l'erreur

C’est le message de la campagne d’affichage de l’INCa, Institut National contre le Cancer, associé à la Ligue contre le Cancer pour la sortie d’une nouvelle page d’information à destination des patients sur son site : e-cancer.info. Du moins, parmi les messages de la campagne sur l’information, c’est celui qui m’a le plus marquée et inspirée. Car dans la santé 2.0 (et globalement dans le 2.0), la principale problématique tourne autour de ce thème : l’information. Quelle information peut-on et doit-on diffuser ? Comment les patients cherchent-ils l’information ? Quelles informations viennnent d’internet, lesquelles du médecin ?

Une présentation de cette campagne grand public (agence : W&Cie/atjust, agence RP : Presse & Papiers).

On aime :

  • La mise en valeur d’un site web (et plus généralement, d’un dispositif d’information aussi constitué d’une collection de brochures et d’une hotline) à travers une campagne publicitaire nationale.
  • Une démarche dans le cadre du Plan Cancer 2009-2013
  • Un message intéressant, revenant sur la problématique d’information du patient et de ses proches
  • Belle retombée medias : PQR, PQN (20Minutes notamment), web et blogs, …
  • La campagne éduquera-t-elle les patients à la recherche d’infos pour devenir un devenir un patient 2.0 ?
  • Des vidéos-témoignages de personnes touchées par le cancer. Mais il manque sur le site d’un forum ou moyen d’échange entre patient – lieu d’échange social. Or, le besoin d’échange, est exprimé de façon aussi grande que le besoin d’information ; et le web permettrait cela.

On aime moins :

  • Il manque quelque innovation à la base de ce dispositif pour pouvoir s’en extasier. La communication de l’information est un process qui marche, c’est testé et vérifié, mais loin d’être unique !
  • Une URL pas toujours simple à retenir : www.e-cancer.fr/cancer-info/ et une interface très (trop) complète. Un joli labyrinthe à Mammouth, si celui-ci ne veut pas faire d’efforts pour se repérer, le paresseux ! (tiens, une nouvelle empreinte de pas révélatrice d’une passage d’un mammouth géant sur le Blogule…)
  • Peu de partenariats pour cette initiative

Les dates-clefs des opérations contre le cancer

Quand on parle de dates-clefs pour l’information sur le cancer, on pense beaucoup à Octobre et Octobre Rose, pour le mois du cancer du sein. Le mois bleu existe également, comme me l’a appris Catherine, blogueuse engagée. Il y aurait aussi une semaine nationale de lutte contre le cancer. Mois, semaine, journée… Mammouth géant ? Maaaaa-mmouuuth ? Où es tu ?

Le 4 février, c’est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Pour cette occasion a également été présenté l’édition 2011 du site « Le grand direct des chercheurs » par l’ARC, Association de recherche contre le cancer. Un site très intéressant dans la démarche d’information des patients, qui peuvent accéder en direct au dialogue avec des chercheurs. (agence : the desk)

Alors l’information sans erreur du patient ? Plus d’informations sur le web, plus de sources officielles, mais aussi plus de cacophonie…Et ça, ce peut aussi être une erreur ! Mais contre ce penchant, je recommande un travail de curation comme Webicina.

Après publication de ce billet, je suis retombée sur le résumé du livre La relation médecins-malades : Information et mensonges à consulter !

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Le Guide du Routard du web

Peut-on être un touriste sur le web ?

Le web peut-il être considéré comme un grand pays à découvrir ?

 

Je vois bien le Blogule avec ce type de logo...Un bonhomme du routard, qui porte la toile sur son dos.

 

« Trop d’information tue l’information » dit le Mammouth Géant. Avec raison. Sur le web, peu de gens savent sur quel site se rendre. Peut-on imaginer un guide des bons coins du web ? Tout à fait !

Le Blogule a imaginé pour vous cette semaine une idée… bizarre. Pas très originale, pas très futée peut-être, déjà existante sinon mais… pourquoi pas ? C’est : un Guide du routard du web. Alors, quelles recommandations ?

  • Que visiter ? C’est la partie la plus importante du guide. Par monuments, comprenez : sites. Des sites drôles, des sites sympa, … bref,  quelques listes de site à voir (dont la liste du Blogule de lundi prochain !). Mais également des sites instructifs, l’excellent Knowtex par exemple, ou les archives du web…
  • Où dormir, où manger, où prendre un verre ? Il s’agit des extras, et des lieux où l’on discute. Twitter, Facebook, … L’essentiel ludique du 2.0 avec des recommandations d’utilisateurs plutôt que de cafés ou de menus !
  • Dans la partie historique et culturelle, bien sûr la naissance et l’évolution du web. avec plein de chiffres et d’infographies. Mais également des usages (comme le Blog Action Day, ou le Quit Facebook Day), des liens des Web Star et des Star sur le web
  • Un glossaire évidemment : Pour bien décrypter les fiches techniques (java, proxy, flash,…), et les discussions des internautes (Lol, IMHO, et autre vocabulaire geek)
  • Et pour le plaisir, n’oublions pas une partie « Santé », essentielle quand on visite un pays pour éviter la tourista digitale et reposer ses yeux, savoir à quoi repérer une pharmacie… non pas une croix verte ou un A rouge, mais un sceau HON cette fois !
  • Quel format ? Web, bien sûr. Ainsi qu’une application mobile, essentielle, et un widget sur son navigateur web.
  • Quelle sélection ? Collaborative pour sûr. Avec un filtre pour éviter trop de monuments sans intérêt…

Et toi, cher lecteur, qu’indiquerais-tu sur ton Guide du routard du web ?

N.B : ce post a peut-être été influencé par un départ imminent hors des frontières françaises. Je ne pourrais donc pas vous répondre ou modérer vos commentaires pendant quelques jours, mais des posts vous attendent dans les jours qui viennent.

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Les listes du lundi : ma logique en prend un coup

Le lundi annonce une semaine bien difficile. Ecrasés sous la tâche des choses à faire, la semaine parait longue (mais non moins sympathique !). Et pour ne rien oublier, comme tous, on fait des listes. La To-do liste, pour les hypes du vocabulaire franglais. Les listes de choses à faire, de choses drôles, de choses qui nous attendent, les listes de principes, les listes d’idées… Et la liste du lundi.

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Lundi 9 août 2010 – Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?

J’ai du mal à comprendre. Devant ces incongruités, ma logique en prend un coup…

  • On entend des mouettes à Paris.
  • Sur certains éviers, deux robinets froid / chaud clairement séparés, encore aujourd’hui
  • Les mammouths géants envahissent les blogs (plus moyen d’être tranquilles…)
  • Le numéro du quai est affiché 20 minutes avant le départ du train. Pas 15, pas 25, et pas sur internet ou sur les billeteries…
  • Ikea est un temple à disputes, mais on aime y revenir – il demeure avant tout un temple. (Sadomasochisme ?)
  • Aucune décision n’ait été prise pour unifier les septante et les soixante-dix.
  • Il est impossible de dénombrer le nombre exact de pays. Par exemple, l’ONU et la Fédération de Football en indiquent deux différents (le nombre de pays inscrits à la coupe du monde de football est supérieur à celui recensé par l’ONU).
  • La France et surtout les Français font un rejet du touriste et des langues étrangères.
  • Les administrations (et les boutiques !) sont ouvertes… aux horaires de visite impossibles.
  • Les questions du code. Je ne les ai JAMAIS trouvées logiquement présentées.
  • L’année débute le 1er janvier. Pas le 31 décembre, ou le 1er avril, ni le 28 août.
  • D’ailleurs, pourquoi est-ce en février qu’il n’y a que 28 jours ? Et qui a décidé les mois de 30 et de ceux de 31 journées ?
  • Les filles sont en rose et les petits garçons en bleu. Pourtant, les choux, c’est vert…
  • Les bibliothécaires sont toujours les premiers(ères) à crier « chuuut » mais aussi à parler fort au téléphone.
  • N’hésitez pas à ajouter vos illogismes ou vos casse-têtes. Peut-être qu’en faisant une commande groupée, on aura plus de chances d’obtenir des réponses !

Sur cette liste, je vous souhaite une très belle semaine.

Listement vôtre,

le Blogule rouge

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Rien ne vaut une bonne librairie – voire, rien ne vaut un bon site web

Profitant du congé du samedi, comme 99 % de la population qui n’est pas en vacances (non, je ne me plains pas !), je suis allée faire un tour dans une librairie à l’acronyme (ce soir anonyme) bien connu. En passant, c’est fou ce qu’agiter sa curiosité avec des bouquins coûte cher !

Riche idée de collection, car il y a un besoin certain ! Je m'empresse de commander la version communication et la version community manager... Vous pouvez me faire un paquet cadeau s'il vous plaît ?

Parmi d’autres missions, un petit tour au rayon professionnel. Et je ne peux résister à l’envie de vous faire partager quelques perles de rangement !

Communication = stratégie + entreprise – gestion – comptabilité + beaucoup de sous dépensés !

La communication, dans ce fast-food de la culture, se range dans une sous-division de Droits et Histoire, à savoir dans le rayon « Gestion et entreprise ». (Je précise, car où que j’aille, c’est un classement que j’oublie toujours, et passe toujours un temps certain à rechercher cette fameuse étagère, au demeurant peu large et évidemment bien camouflée dans un coin… Temps qui me permet de découvrir de nouvelles pépites et ainsi d’alléger le poids de ma carte bleue…) Pour ne pas passer par 4 chemins et prendre le mammouth géant par les défenses : au premier abord déjà,  je ne comprends pas très bien le classement. Pour moi, la gestion, c’est certes de la stratégie, mais surtout beaucoup de chiffres et d’économie, bref : tout mon contraire. Alors trouver la communication au sein de cet ensemble indéfini m’intrigue toujours. Mais ne coupons pas les poils du mammouth en 4, au moins elle est proche du rayon « stratégie des entreprises ». Une fois la bibliothèque trouvée, il suffit de trouver le bon rayonnage…

Marketing, Publicité, quid d’une définition ?

Bîîîîp ! Ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 €. Car c’est pour cette recherche plus affinée que tout se corse. Sachez que dans ma fameuse gondole « Gestion et entreprise », les livres sont classées par thèmes. Je me mets donc en chasse du thème voulu : de haut en bas, G-Gestion, I-Idiotequichercheméthodiquement, S – Stratégie et C – Comptabilité… ah zut, les thèmes ne sont pas classés par ordre alphabétique, bien sûr ! Donc reprenons… Juste en dessous, je trouve « MARKETING ». Pleine d’espoir, je dirige mon regard vers le rayon du dessous. Et lis, à mon grand désespoir, « PUBLICITÉ ». Au milieu, point de communication, honnie soit cette recherche ! Un déni complet de mon métier, que nenni d’un master durement buché… Les livres de communication sont mélangés entre le marketing, la publicité, et quelques mammouths géants égarés dans ce souk. Et là, je hurle. D’abord parce que ce ne sont pas les mêmes métiers, même s’ils peuvent collaborer dans un même objectif, ensuite parce qu’il y a très clairement un souci d’arborescence entre les différents domaines de la communication. *

– Et les médias sociaux, je les classe où ? – T’inquiète, ils finiront bien par se trouver une place…

C’est beau, une classification cartésienne et bien définie. Et accrochez-vous, ce n’est pas fini. Ca ne vous étonnera pas d’apprendre que j’ai voulu me renseigner sur les sources parlant de réseaux sociaux. Première conclusion : il y a bien plus de ressources sur le web, sans aucun étonnement. Seconde conclusion : autant les bourdes de classification précédentes peuvent être attribuées à un manque de connaissance du domaine (pratique, pour conseiller !), autant il y a là de réelles incongruités…

Le premier livre, je le trouve dans le rayon « stratégie ». Facebook, Twitter et les autres, de C. Balogué et D. Fayon, inutile de beaucoup développer pour dire que je n’aurais rien appris dans ce livre. Le second ouvrage, Guide pratique des réseaux sociaux (M. Fanelli-Isla) est classé parmi le thème « efficacité professionnelle » ! Si, si ! Entre un manuel d’orthographe, le guide de l’assistante de A à Z et un essai sur la fédération d’une équipe… Fou rire. Pour une fois qu’il est affirmé que l’usage des réseaux sociaux améliorent la productivité !

En bref, je suis très déçue par (le classement des manuels de communication dans les librairies et) les sources publiées sur le domaine des réseaux sociaux. Pour ces ouvrages, il est difficile de s’éloigner d’une définition vulgarisée et d’amener à une véritable réflexion sur la stratégie de ces médias et supports. Privilégiez les sites webs et blogs, où les geeks parlent avec beaucoup d’analyse de leur spécialité !

/p

*Pour rappel, je ne travaille pas dans « la pub » ! « La comm’  » non plus, d’ailleurs : on dit « la communication »…

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HONcode et Wikio m’a tuer

Agitée, la touittosphère ce matin !

Au menu, deux petites bombes négligemment lâchées dans l’actualité. Enfin, un peu plus avec celles-ci.  La première, c’est le fameux nouveau classement Wikio, qui incorpore les tweets dans l’algorithme des rétroliens. La seconde, c’est un billet de Dominique Dupagne : « J’arrête la certification HON Code » , par lequel il retire la certification HON de Atoute et appelle à boycotter ce code.  Puisque j’ai déjà couplé ces deux sujets dans un précédent post, je ne me gêne pas pour le refaire  et tenter de vous résumer ce qui s’est dit et ce que j’en pense.

  • HON Code :

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Dans le billet qui mis le feu aux poudres, Dominique Dupagne annonce retirer de son blog la certification HON, principalement parce qu’il n’en trouve pas ou plus les critères pertinents. En sus, une rumeur de certification prochaine de Doctissimo, et la connaissance évidemment plus grande de Google que de HON qu’a le public pour lequel il est destiné.

HON : un label reconnu par la sphère santé mais critiqué lors de messes basses.

Je ne suis pas très étonnée par cette annonce, les critiques contre HON commençaient à courir sous le manteau, depuis elles sont dites plus franchement. Mais Dominique Dupagne nous fait ça un peu entre la poire et le fromage, une version entre « j’arrête de fumer » et « Travailleurs, mobilisez-vous ». D’un côté, c’est le type d’initiatives qui ne pouvait venir que de lui, de l’autre c’est étonnant de la part d’un pionnier du Web Santé. Est-ce vraiment une bombe ? Oui, car enfin ces reproches sont exprimés en public, et libère la parole de tous ceux qui n’en pensaient pas moins. Mais nous ne le saurons vraiment qu’en regardant les retombées qu’aura Dominique Dupagne (auxquelles je m’empresse de participer, ainsi que Denise). Quels seront les sites qui, d’une, oseront se retirer de la certification HON, et de deux, oseront arborrer ce magnifique logo de lutte contre HON que nous propose Dominique ? Pour ma part, le Blogule n’est pas (encore) certifié, mais je considère cette certification comme une obligation que je dois à la sphère santé, même si je sais qu’elle ne suffit pas à mesurer la pertinence des publications et mon niveau d’exigence.  (Oooops, je viens de griller mon obtention de la certification là ;-) !)

L’obligation d’éthique aux sites santé

Comme le touittait justement David (@Philapharm, du blog du même nom), il ne faut pas faire table rase du colossal travail qui a été effectué par la Fondation Health On the Net. Ce code n’est pas et ne doit pas être considéré comme un certificat de qualité, mais une assurance du respect de 8 principes, dont je priorise celui de la transparence. HON a ainsi permis d’obliger de nombreux sites santé, notamment ceux des laboratoires pharmaceutiques, à afficher clairement le commanditaire. Mais, trop peu nombreux sont ceux qui lisent les mentions légales, et il devient presque trop facile d’obtenir cette certification. En même temps, peut-on refuser aux sites créés par des labos d’être de qualité ? Ils le sont souvent bien plus que d’autres sites grand public. Et pour répondre à M. Dupagne, de toute façon, presque chaque action et communication des associations en santé est financée par les entreprises pharmaceutiques. Cet état de fait est tellement ancré dans les moeurs que quasiment, il n’y a plus besoin de le spécifier, surtout que les associations elles-mêmes ont des modalités d’association tellement précises qu’un laboratoire a du mal à en ressortir une plus-value, surtout sur la scène publique.

Dépasser la question pour ou contre HON pour s’intéresser à des améliorations

Cependant, il me semble que HON a été très vite dépassé par le développement de la santé sur le web. Déjà, par le nombre toujours grandissant de sites santé. Ensuite, par le 2.0. A priori, j’ai déterminé quatre grands enjeux, mais ai pu en oublier :

(1) la connaissance de HON. Tant que le grand public, auquel il est destiné à la base, sera incapable d’identifier ce code, toute initiative d’éradication sera caduque, mais surtout HON ne pourra pas développer son importance.

(2) la définition  du code de certification. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul et même code pour tout ce qui parle de santé. Et pourtant, peut-on classer sur le même plan un site et un blog, ou un forum (sisi, ça viendra, si Doctissimo s’y met… oui, là je soupire VRAIMENT). Et de façon plus générale, cela permet de préciser certains principes tout en envisageant la certification de nouveaux supports : applications mobiles, pages Facebook, serious games, mailings, fils Twitter,… Je fais d’ailleurs toujours beaucoup plus attention à la présence ou non d’une certification si je suis sur un site que sur un blog où elle m’importe moins. Des critères de différenciation, même entre les sites, pourraient être développés. Malheureusement, cela implique encore plus de travail (et donc davantage de financements nécessaires).

(3) le postulat de départ concernant la connaissance que le public a de la santé. L’intelligence collective semble légèrement biaisée en santé. L’outil Partage et Sélection de HON (d’ailleurs, ce ne serait pas plutôt Sélection et Partage ? Bref.) part du principe de l’intelligence collective, et c’est ce qu’expliquait Célia Boyer, présidente de la fondation, à la conférence Health 2.0. L’outil est ambitieux, donc enthousiasmant. Malheureusement, il semble soumis à quelques erreurs que Grange Blanche souligne ici et ici pour la suite.

(4) Les principes HON 2.0. Ils sont visibles ici, mais gagneraient à être réétudiés et précisés pour mieux correspondre aux enjeux du participatif et du social.

Alors, ce billet, une bombe ou une aiguille dans une botte de foin ?

Si l’initiative d’Atoute n’est reprise que sur des blogs, elle restera minime, même si c’est là « où l’on parle ». Pareillement, y’a-t-il uniquement des liens vers les 3 posts sur le sujet, où y-aura-t’il d’autres réactions ? Et même, la Fondation HON réagira-t-elle, alors que l’on connait la propension qu’ont les blogueurs à croîre qu’ils tiennent « le bad buzz de l’année ». Somme toute, il ne s’agit pour l’instant que du retrait de la certification HON de Atoute ; alors qu’il est très simple de mentionner d’autres plate-formes santé de qualité, mais non certifiées HON. Le blog de Supergélule en est un parmi d’autres. Si je travaillais à la comm’ de la Fondation, et dans ce cas de crise, je ne réagirais pas encore, mais observerais attentivement les réactions et leur évolution, une réponse toute prête à portée de clic « au-cas-où » (mais à 3 posts, là, je commence à m’inquiéter héhé). Et tant qu’HON n’aura pas répondu, le bruit peut s’éteindre très vite.

Et vous, comment réagissez vous à ces accusations du HONcode ?

  • Wikio :

Un second sujet qui a bien occupé les discussions. Depuis le classement de Wikio de mai (publié en exclusivité sur le Blogule), l’algorithme a été revu pour intégrer les tweets au même titre que des rétroliens. Résultat, en juin le classement est méconnaissable. Si certains blogueurs ne comprennent pas cette perte de place (ou juste l’éjection du classement), d’autres adresses ont fait un bond spectaculaire. D’où des commentaires très nombreux sur le thème « on s’en fiche du classement, mais quand même, je suis très concerné par mon changement de place »… Pour ma part, je trouve l’initiative intéressante, surtout avec l’assurance de l’arrivée dans l’algorithme des liens partagés sur Facebook (à quand les autres réseaux sociaux, Delicious, Buzz et Digg en tête ?). Et principalement, je commence à me réconcilier avec le classement, car je reconnais de plus en plus ma propre sélection (et vision) de la blogosphère santé.

  • Quel est le lien ?

Comme je ne voudrais pas jeter les mammouths avec l’eau du bain, (vous savez ces bébés mammouths géants qui se perdent facilement dans des environnements un peu soukiens…), je voudrais revenir sur le lien, outre temporel, entre ces deux discussions.

Deux choses. D’abord, ce sont tous deux des classements de site, même si les critères sont différents. Le premier impose des règles de contenu, le second ne se préoccupe que de l’influence de ladite adresse. Eh oui, même sur un canal (le web) sur lequel on souhaite la liberté et la fin des classements, l’être humain invente des moyens de classer, ou de faire des listes (et pas que le lundi), et recherche parmi eux l’excellence.

D’autre part, parce que je reviens, encore et toujours sur ce classement couplé HON/Wikio de Jean-François Giermens. J’avais dit l’initiative intéressante, et aimerait compléter avec l’intelligence de son post scriptum : les blogs qui ne sont pas certifiés mais que je lis quand même.

S’il y a réaction, cette histoire pourrait enfin donner un nouveau rebond à HON, mais également apprendre à ses acteurs à plus nuancer leurs propos : répondre aux critères HON est pertinent, mais ne se suffit pas à lui-même, tout comme il ne détermine pas seul la qualité d’un site. Peut-être aussi que l’on a trop attendu du HONcode face à une tâche colossale de tri d’informations santé sur le web, alors que ce n’était pas sa tâche de guider un internaute vers une information de qualité, mais plutôt d’assurer un certain respect sur les sites. Pour la première tâche, je vous renvoie vers Webicina, ou vers des annuaires de sites en ligne. Qu’en pensez-vous ? Comptez-vous garder votre certification, ou faire savoir votre refus de ce code ?

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