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Les listes du lundi : Minutes à perdre et sites à découvrir

Le lundi annonce une semaine bien difficile. Ecrasés sous la tâche des choses à faire, la semaine parait longue (mais non moins sympathique !). Et pour ne rien oublier, comme tous, on fait des listes. La To-do liste, pour les hypes du vocabulaire franglais. Les listes de choses à faire, de choses drôles, de choses qui nous attendent, les listes de principes, les listes d’idées… Et la liste du lundi.

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Lundi 4 octobre 2010Des sites internet pour se vider la tete

Ou pour glander (enfin… procrastiner) devant son ordinateur… La taille de cette liste est proportionnelle au nombre de minutes à perdre !
  • Facebook bien sûr
  • Twitter n’est pas mal non plus. Peut être pire même…
  • Mon netvibes et mes meilleures adresses de blogs « professionnels »
  • Les blogs pour explorer les publicités : Culturepub et Joelapompe, pour n’en citer que deux, ou Adpharm dans le secteur santé
  • Des blogs de voyageurs incorrigibles, de préférence des amis. (quelques recommandations sur demande et selon les pays !)
  • En mode séquence nostalgie : Coupdevieux
  • Des blogs BD : Pénélope, Margo, Margaux Mottin, Martin Vidberg, Vie de pub, …
  • 10 minutes à perdre qui porte bien son nom
  • Le chronomètre de Jean Perdutant
  • Dailymotion et Youtube, notamment leurs vidéos du jour et la rubrique « Art & Création »  ou
  • Les radios de Deezer et les Blip de mes contacts
  • Le catalogue de la Fnac
  • Retrouver l’image du futur que nous avions dans le passé (? C’est compliqué, mais je vous promets, en fait c’est simple. Et beau) : Paléofutur
  • Pour ça le Blogule, serviteur, n’est pas mal non plus ;-) !

Non pas que je m’ennuie, mais je serais curieuse de connaître vos ajouts à cette liste !

Sur cette liste, je vous souhaite une très belle semaine.

Listement vôtre,

le Blogule rouge

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A quoi je sers ? Des blogosphères santé sur la Toile

Ceci n’est pas une interrogation métaphysique. Non, non, je vous jure ! Sinon je vous aurais partagé un Youtube de Goldman et basta… La question pourrait se décliner ainsi :

A quoi sert le Blogule rouge ? A quoi sert l’internet santé ? C’est la question fort intéressante qu’a posé La Fondation Roche pour la voix des patients : « Comment Internet peut-il contribuer à sensibiliser les politiques et l’opinion publique sur les maladies chroniques ? ». Evidemment la question m’intéresse beaucoup !

Ce billet est la suite de la présentation de l’opération La voix des patients par Roche (2/2)

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Les communautés d’e-patients : présentation et admiration. Un avantage certain du 2.0, c’est le développement de nouveaux modes de dialogues, de mises en relation et d’intégration pour les internautes, et dans ce cadre pour les patients. Blogs, réseaux sociaux, chaînes YouTube, échanges d’informations… C’est l’occasion de créer de nouvelles communautés de patients virtuelles, et d’entrer en contact avec du personnel soignant ou d’autres patients. Pourquoi ? D’une part pour chercher de l’information et d’autre part, pour partager de la compassion (1). Echanger, témoigner, apprendre d’une expérience et en partager une autre. Exorciser, peut être, aussi. Gilles Klein, qui partage sur son blog personnel l’avancée du cancer de sa fille, avoue utiliser ce blog pour « témoigner de des impacts sociaux de la maladie face à ceux qui ont peur, ceux qui ne savent pas quoi dire ». Partager son expérience intime de patient, c’est un équilibre fragile entre voyeurisme, intimité et respect que j’admire toujours.

Une des communautés composantes de la blogosphère santé, parcellée. Je crois très fort au pouvoir de la blogosphère pour développer ces sujets. Il ne s’agit pas d’influence, mais que tous puissent prendre la plume, et s’ils ne l’osent, que d’autres puissent partager pour eux également. Ecrire un commentaire peut être plus facile qu’écrire un article complet. Le problème de la blogosphère, c’est qu’elle est très segmentée et parfois peu visible. Il existe une blogosphère de patients (souvenez-vous de cette initiative de la maison du cancer), une blogosphère de professionnels de santé, une blogosphère d’experts de l’e-santé… Et dans chacune, nous nous parlons entre nous. Je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup d’interactions entre elles,à part quelques exceptions.

Dépasser la blogosphère santé. Autre question, peut-on dépasser ces sphères pour se faire connaître dans les autres blogosphère ? Malheureusement, le poids des blogosphères santé n’est pas assez important face à celui de la mode, ou du marketing, qui se targue d’influence. Chacune de leurs prises de paroles sur le sujet semble être une vraie dé couverte, même si elle est une petite victoire pour nous. J’ai déjà relevé deux exemples sur twitter : le relais par @mryemery, blogueur dit « influent », d’un billet sur la maladie de Crohn (ici), ou la découverte par @GrandNicolas d’un blog de médecin (ici). Pourtant, cela intrigue le « découvreur », et pas forcément pour le plus mal ainsi que le montre cette note. Le blog de MDA était une fenêtre entre ces deux univers.

Donc, à mon humble avis, comment Internet peut-il contribuer à sensibiliser les politiques et l’opinion publique sur les maladies chroniques ?

  • Assister les patients blogueurs. Pour les laboratoires, il n’est pas insensé d’imaginer une prise de contact avec les patients blogueurs, dans les limites évidentes de l’éthique, de la législation et de l’humanité, étant donnée la sensibilité du sujet. (Nota : je n’ai pas dit « envoyer un bête communiqué ») Certain blogueur, en narrant une présentation personnelle de JNJ ou de XXX, ajoute avoir apprécié cette initiative. C’est un point de grande importance dans le community management médical (bientôt sur vos écrans du Blogule).
  • Développer les connexions entre les blogosphères santé. Blogueurs de tous pays, unissez-vous… Trêve d’appels aux armes, il s’agit dans cet appel de s’échanger des adresses de blogs, des Googlards (©Jaddo), des trucs et astuces, des coups de gueules et des coups de coeur. En allant plus loin que des réunions « Santé 2.0 », pourquoi ne pas imaginer la déclinaison santé d’un apéro blogueurs, ie sans que celui-ci soit orchestré pour une marque ou fasse l’objet d’une préselection. Nous avons beaucoup à échanger ensemble, et apprendre de nos pratiques et visions, avec pour priorité une meilleure connaissance de la composition du monde de la santé, qui regroupe de nombreuses professions et des intérêts très variés. Limite sensible de cette mise en contact : ne pas tomber dans l’écueil de « consultations » mèdecins/patients. En bref : patients blogueurs ou autres blogosphèriens, n’hésitez pas à me laisser un mail. Je serais déçue de vous avoir livré cette page de « marketing médical » et de vous laisser la quitter sans avoir discuté avec vous de son intérêt à vos yeux. :-)
  • Ouvrir les yeux de la blogosphère « influente » et en captant d’autres leader d’opinions. Je serais fière et honorée que ce blog y contribue. Certes, seul c’est une utopie. Après, comment ? En s’intégrant dans des groupes de blogueurs locaux, en créant des évènements, en animant un contenu « sympa et interactif » qui attire, … Sans perdre une identité et une unité (que j’espère alors créée), ni tomber dans le voyeurisme ou l’anxiogène.
  • Quant aux politiques… j’avoue que par le web, à part quelques pseudo avant-gardistes de la classe, je sèche. Leur envoyer une note ? Passer par leur attaché parlementaire ?
  • C’est avec du poids, et du poids seulement que l’on pourra ouvrir les yeux de l’opinion publique « internaute » et de la sphère politique. Avec des blogs très VUs et lus, avec des relais, avec des évènements hors ligne et des nouveautés.

Deux derniers écueils de cette politisation des blogosphères santé : savoir quel problématique prioriser, mais plus encore, savoir si c’est ce que nous voulons… Quoi qu’il en soit, merci à tous ceux qui nous aideraient à nous faire entendre !

Et pour revenir au titre et à l’utilité du Blogule rouge, il avait plutôt pour vocation de s’interroger sur la communication en santé et son évolution parallèle au développement des communications sociales. J’espère que vous avez trouvé son utilité, sinon que vous prenez plaisir à le lire !

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(1) Ces deux points sont développés de façon très intéressante dans le livre de Philippe Eveillard Ethique de l’internet santé (malheureusement plus très actuel).

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Autopsie d’une opération blogueur en santé

La Fondation Roche a créé « La voix des patients »qui donne, au moyen d’une interview filmée, la parole à des patients atteints de maladie chronique, en abordant les thèmes du « vécu intime » de la maladie. L’initiative investit le web et le 2.0 en se dôtant d’un site avec  vidéos et leurs commentaires, d’une page Facebook (difficile d’y échapper) et d’un fil Twitter qui relaient la parole des patients et les dernières informations importantes pour les e-patients (patients connectés). Je vous renvoie vers l’excellente présentation écrite sur le blog de Rémi Teston [Buzz e-santé] ou sur l’article plus axé « prévention » de David Sainati [Philapharm]. Pour rappel, ce n’est pas la première prise de parole 2.0 de Roche : vous avez peut-être déjà lu le blog Femmes avant tout animé par Sophie Kune.

Pour accompagner ce lancement fut organisé (il y a trèèèès longtemps : pas très real time mon retour) un petit déjeuner blogueur sur un thème très alléchant : la contribution d’Internet à la sensibilisation sur les maladies rares. Cela faisait longtemps que je ne vous ai pas fait un petit bilan à la Amélie Poulain… On s’y remet ?

On aime :

  • Sur l’initiative de la voix des patients : pas d’architecture de site compliquée, le développement 2.0 (j’apprécie particulièrement leur manière de traiter les informations sur Twitter, à un rythme très intéressant et qui permet de faire survivre l’opération sur le long terme) et la très belle conduite des interviews  sans voyeurisme (société de  réalisation : Histoires de vie)
  • La mise en valeur des blogueurs. J’en profite pour remercier l’équipe présente pour sa réception, notamment la présence de Jean-François Chambon, son Directeur de la Communication et des Affaires Publiques
  • Le témoignage de l’importance donnée au patient, c’est-à-dire que Roche signifie très clairement par cette opération combien il cherche à poser le patient au centre de son système de communication et de discussion.
  • La présence dans le panel de blogueurs de Gilles Klein, trop souvent oublié dans la communauté santé, pourtant très lu et que j’admire particulièrement.

On aime moins :

  • Sur le site, il faut fouiller un peu pour en comprendre l’objet et trouver les boutons de partage.
  • Pendant l’évènement, assez peu de temps laissé à la discussion pour une présentation de Roche peut-être trop large. Cela arrive…
  • Quelques points assez peu clairs sur l’entourage de la Fondation Roche, qui se veut indépendante, avec les équipes marketing de Roche France et les blogueurs qui ont déjà travaillé avec eux.
  • Très peu de VU (visiteurs uniques), finalement…
  • Aucun live-tweet de l’évènement, qui aurait pu faire participer d’autres à la discussion.
  • C’est bien tout ce développement sur le web, mais n’est-ce pas un peu simple ? On sait bien que dès qu’il y a les mots internet et santé accollés, les experts technophiles relaient le message…

Bref, il doit bien avoir des traces de pas de Mammouth géant sous le tapis « masquant les tâches »… Si l’initiative revêt un schéma assez simple, j’apprécie beaucoup l’organisation de petits déjeuners « réflexifs et participatifs » qui l’accompagnent. La décision est plutôt nouvelle de donner la parole aux invités et non de « conférence ». Est-ce pour Roche un moyen de les intéresser au projet (de leur faire écrire un post ?) ou d’apprendre de leur expertise ? Malin en tous les cas…

Pour en savoir plus, ma contribution sur ce sujet « Internet et ouverture de la conversation santé » demain sur le Blogule.

Agence web : Substance Active

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HONcode et Wikio m’a tuer

Agitée, la touittosphère ce matin !

Au menu, deux petites bombes négligemment lâchées dans l’actualité. Enfin, un peu plus avec celles-ci.  La première, c’est le fameux nouveau classement Wikio, qui incorpore les tweets dans l’algorithme des rétroliens. La seconde, c’est un billet de Dominique Dupagne : « J’arrête la certification HON Code » , par lequel il retire la certification HON de Atoute et appelle à boycotter ce code.  Puisque j’ai déjà couplé ces deux sujets dans un précédent post, je ne me gêne pas pour le refaire  et tenter de vous résumer ce qui s’est dit et ce que j’en pense.

  • HON Code :

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Dans le billet qui mis le feu aux poudres, Dominique Dupagne annonce retirer de son blog la certification HON, principalement parce qu’il n’en trouve pas ou plus les critères pertinents. En sus, une rumeur de certification prochaine de Doctissimo, et la connaissance évidemment plus grande de Google que de HON qu’a le public pour lequel il est destiné.

HON : un label reconnu par la sphère santé mais critiqué lors de messes basses.

Je ne suis pas très étonnée par cette annonce, les critiques contre HON commençaient à courir sous le manteau, depuis elles sont dites plus franchement. Mais Dominique Dupagne nous fait ça un peu entre la poire et le fromage, une version entre « j’arrête de fumer » et « Travailleurs, mobilisez-vous ». D’un côté, c’est le type d’initiatives qui ne pouvait venir que de lui, de l’autre c’est étonnant de la part d’un pionnier du Web Santé. Est-ce vraiment une bombe ? Oui, car enfin ces reproches sont exprimés en public, et libère la parole de tous ceux qui n’en pensaient pas moins. Mais nous ne le saurons vraiment qu’en regardant les retombées qu’aura Dominique Dupagne (auxquelles je m’empresse de participer, ainsi que Denise). Quels seront les sites qui, d’une, oseront se retirer de la certification HON, et de deux, oseront arborrer ce magnifique logo de lutte contre HON que nous propose Dominique ? Pour ma part, le Blogule n’est pas (encore) certifié, mais je considère cette certification comme une obligation que je dois à la sphère santé, même si je sais qu’elle ne suffit pas à mesurer la pertinence des publications et mon niveau d’exigence.  (Oooops, je viens de griller mon obtention de la certification là ;-) !)

L’obligation d’éthique aux sites santé

Comme le touittait justement David (@Philapharm, du blog du même nom), il ne faut pas faire table rase du colossal travail qui a été effectué par la Fondation Health On the Net. Ce code n’est pas et ne doit pas être considéré comme un certificat de qualité, mais une assurance du respect de 8 principes, dont je priorise celui de la transparence. HON a ainsi permis d’obliger de nombreux sites santé, notamment ceux des laboratoires pharmaceutiques, à afficher clairement le commanditaire. Mais, trop peu nombreux sont ceux qui lisent les mentions légales, et il devient presque trop facile d’obtenir cette certification. En même temps, peut-on refuser aux sites créés par des labos d’être de qualité ? Ils le sont souvent bien plus que d’autres sites grand public. Et pour répondre à M. Dupagne, de toute façon, presque chaque action et communication des associations en santé est financée par les entreprises pharmaceutiques. Cet état de fait est tellement ancré dans les moeurs que quasiment, il n’y a plus besoin de le spécifier, surtout que les associations elles-mêmes ont des modalités d’association tellement précises qu’un laboratoire a du mal à en ressortir une plus-value, surtout sur la scène publique.

Dépasser la question pour ou contre HON pour s’intéresser à des améliorations

Cependant, il me semble que HON a été très vite dépassé par le développement de la santé sur le web. Déjà, par le nombre toujours grandissant de sites santé. Ensuite, par le 2.0. A priori, j’ai déterminé quatre grands enjeux, mais ai pu en oublier :

(1) la connaissance de HON. Tant que le grand public, auquel il est destiné à la base, sera incapable d’identifier ce code, toute initiative d’éradication sera caduque, mais surtout HON ne pourra pas développer son importance.

(2) la définition  du code de certification. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul et même code pour tout ce qui parle de santé. Et pourtant, peut-on classer sur le même plan un site et un blog, ou un forum (sisi, ça viendra, si Doctissimo s’y met… oui, là je soupire VRAIMENT). Et de façon plus générale, cela permet de préciser certains principes tout en envisageant la certification de nouveaux supports : applications mobiles, pages Facebook, serious games, mailings, fils Twitter,… Je fais d’ailleurs toujours beaucoup plus attention à la présence ou non d’une certification si je suis sur un site que sur un blog où elle m’importe moins. Des critères de différenciation, même entre les sites, pourraient être développés. Malheureusement, cela implique encore plus de travail (et donc davantage de financements nécessaires).

(3) le postulat de départ concernant la connaissance que le public a de la santé. L’intelligence collective semble légèrement biaisée en santé. L’outil Partage et Sélection de HON (d’ailleurs, ce ne serait pas plutôt Sélection et Partage ? Bref.) part du principe de l’intelligence collective, et c’est ce qu’expliquait Célia Boyer, présidente de la fondation, à la conférence Health 2.0. L’outil est ambitieux, donc enthousiasmant. Malheureusement, il semble soumis à quelques erreurs que Grange Blanche souligne ici et ici pour la suite.

(4) Les principes HON 2.0. Ils sont visibles ici, mais gagneraient à être réétudiés et précisés pour mieux correspondre aux enjeux du participatif et du social.

Alors, ce billet, une bombe ou une aiguille dans une botte de foin ?

Si l’initiative d’Atoute n’est reprise que sur des blogs, elle restera minime, même si c’est là « où l’on parle ». Pareillement, y’a-t-il uniquement des liens vers les 3 posts sur le sujet, où y-aura-t’il d’autres réactions ? Et même, la Fondation HON réagira-t-elle, alors que l’on connait la propension qu’ont les blogueurs à croîre qu’ils tiennent « le bad buzz de l’année ». Somme toute, il ne s’agit pour l’instant que du retrait de la certification HON de Atoute ; alors qu’il est très simple de mentionner d’autres plate-formes santé de qualité, mais non certifiées HON. Le blog de Supergélule en est un parmi d’autres. Si je travaillais à la comm’ de la Fondation, et dans ce cas de crise, je ne réagirais pas encore, mais observerais attentivement les réactions et leur évolution, une réponse toute prête à portée de clic « au-cas-où » (mais à 3 posts, là, je commence à m’inquiéter héhé). Et tant qu’HON n’aura pas répondu, le bruit peut s’éteindre très vite.

Et vous, comment réagissez vous à ces accusations du HONcode ?

  • Wikio :

Un second sujet qui a bien occupé les discussions. Depuis le classement de Wikio de mai (publié en exclusivité sur le Blogule), l’algorithme a été revu pour intégrer les tweets au même titre que des rétroliens. Résultat, en juin le classement est méconnaissable. Si certains blogueurs ne comprennent pas cette perte de place (ou juste l’éjection du classement), d’autres adresses ont fait un bond spectaculaire. D’où des commentaires très nombreux sur le thème « on s’en fiche du classement, mais quand même, je suis très concerné par mon changement de place »… Pour ma part, je trouve l’initiative intéressante, surtout avec l’assurance de l’arrivée dans l’algorithme des liens partagés sur Facebook (à quand les autres réseaux sociaux, Delicious, Buzz et Digg en tête ?). Et principalement, je commence à me réconcilier avec le classement, car je reconnais de plus en plus ma propre sélection (et vision) de la blogosphère santé.

  • Quel est le lien ?

Comme je ne voudrais pas jeter les mammouths avec l’eau du bain, (vous savez ces bébés mammouths géants qui se perdent facilement dans des environnements un peu soukiens…), je voudrais revenir sur le lien, outre temporel, entre ces deux discussions.

Deux choses. D’abord, ce sont tous deux des classements de site, même si les critères sont différents. Le premier impose des règles de contenu, le second ne se préoccupe que de l’influence de ladite adresse. Eh oui, même sur un canal (le web) sur lequel on souhaite la liberté et la fin des classements, l’être humain invente des moyens de classer, ou de faire des listes (et pas que le lundi), et recherche parmi eux l’excellence.

D’autre part, parce que je reviens, encore et toujours sur ce classement couplé HON/Wikio de Jean-François Giermens. J’avais dit l’initiative intéressante, et aimerait compléter avec l’intelligence de son post scriptum : les blogs qui ne sont pas certifiés mais que je lis quand même.

S’il y a réaction, cette histoire pourrait enfin donner un nouveau rebond à HON, mais également apprendre à ses acteurs à plus nuancer leurs propos : répondre aux critères HON est pertinent, mais ne se suffit pas à lui-même, tout comme il ne détermine pas seul la qualité d’un site. Peut-être aussi que l’on a trop attendu du HONcode face à une tâche colossale de tri d’informations santé sur le web, alors que ce n’était pas sa tâche de guider un internaute vers une information de qualité, mais plutôt d’assurer un certain respect sur les sites. Pour la première tâche, je vous renvoie vers Webicina, ou vers des annuaires de sites en ligne. Qu’en pensez-vous ? Comptez-vous garder votre certification, ou faire savoir votre refus de ce code ?

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Le monde des blogs, côté algorithme

C’est le côté sombre de l’histoire. Vous vouliez un blogule, parlons blogeek ! Oui,  tous ces petits TICs typiques des blogueurs que j’ai récemment découverts… niark niark… Sauf que si je fais ça, je vais définitivement être radiée de la blogosphère santé. Ooops ! Après si peu de temps, ce serait dommage. ;-) (A tous les blogueurs, promis, c’est une blague, non ne me radiez pas, nooooooon ! Bon, ok, on s’explique à la récré si vous le souhaitez).

code, nom masculin
Sens 1 : Ensemble de lois, de règlements [Droit]. Ex : code civil
Sens 2 : Système de signes ou symboles par lequel on traduit des informations. Ex : code postal, code-barre.
Sens 3 : Ensemble des règles de bonne conduite, des conventions dans un environnement donné [Figuré]. Synonyme : convention
Sens 4 : Combinaison de lettres et/ou de chiffres qui autorise l’accès à certains éléments [Informatique].
Plus sérieusement, il y a quelques codes, ici vus par le regard neuf d’une débutante inconsciente. Codes partagés universellement par les blogueurs et codes encore plus spécifiques de la sphère santé (après l’exception culturelle française, l’exception culturelle santé ?). Parmi les codes universels : le codage en soi, les chiffres et les statistiques, que je connaissais, mais de façon bien plus faible, par Twitter. De cette attitude découle tout naturellement une conclusion, vite devenue un gros mot : l’influence.
Et là je vais jeter un second pavé dans la mare. Parce que dans l’influence, on parle aussi de classement, et de l’incontournable Wikio. Travaillant dans la communication, bien sûr, j’ai utilisé et regardé couramment ce classement. Et je sais aussi que l’on en dit de nombreuses choses… [Pour les néophytes, le classement wikio répertorie chaque mois 100 blogs, classés (par domaine) selon leur influence, laquelle est définie par un algorithme comptabilisant le nombre de liens pointant vers ce blog, depuis l’extérieur. Il est publié tous les 5 du mois]
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En exclusivité sur le Blogule (taadam !), voici donc le si fameux top santé wikio de mai 2010…
1 L’Etoile de Martin
2 EN ATTENDANT H5N1
3 K, histoires de crabe
4 Pharmacritique
5 Grange Blanche
6 Le courrier de la maison de retraite
7 Supergelule
8 le blog du spykologue
9 HOSPIDROIT
10 Psychologik
11 le blog d’un médecin généraliste
12 La plume et le bistouri
13 Le blog Bien-être
14 Unairneuf.org
15 Veille documentaire sur les dépendances
16 Open Blue Eyes
17 Tout savoir sur les cancers
18 Diète et nutrition
19 Objectifs du Millénaire
20 Le blog d’Antoine Flahault

Classement réalisé par Wikio

J’en profite pour saluer la réactivité des équipes Wikio, et leurs initiatives du Wikio Labs – chapeau le community management pour envoyer l’exclusivité du classement ! D’autre part, rappelons que Wikio ne fait pas qu’éditer un classement mensuel, mais recense également ses articles et propose une collaboration sociale pour améliorer son répertoire.
Bref, puisqu’on y est, autant se lancer dans un petit commentaire…
Non pas un commentaire des scores des uns et des autres (il y a des élèves qui perdent des places là…;-) ! Même si je salue l’intérêt toujours porté au blog K, histoires de crabe, et à la mémoire de son auteur), mais du classement, de sa considération et de son utilisation.
Les « + » : Voici quelques liens des plus intéressants ! Etudiants en filières santé, pharma, médecins, santé grand public ou santé publique (et ses critiques), patients, diététique, droit de la santé… Le panel est large, généralement très pertinent ! Dans le classement, je découvre souvent de nouvelles adresses – la blogosphère est très fluide n’est-ce pas ?
Mais ça n’empêche quelques critiques. D’abord car il existe bien d’autres moyens de classer un blog : pertinence, fréquence de son actualisation, présence de commentaires, nombre de lecteurs, etc. etc. Ensuite, parce que beaucoup trop se suffisent à ce classement, je pense notamment à des agences non spécialisées dans le domaine de la santé. Et parce que je crois que les réseaux sociaux, s’alimentant mutuellement, augmentent d’autant la portée des billets publiés et l’importance de son auteur (un blogueur qui mélange son blog, Facebook et Twitter pour ne citer qu’eux a beaucoup plus de chance d’étendre son lectorat). Les dernières critiques sont à propos du contenu. Il ne faut pas oublier que des sources, incontournables pour moi, ne s’y trouvent pas. Et beaucoup de sources ont pris des libertés avec l’appellation « santé » , par exemple des blogs commerciaux.
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Quel dilemme ! la bonne attitude (à ma très humble opinion…) : simplement le considérer comme un classement parmi d’autres. Garder ses bonnes ressources, celles dont vous êtes sûrs, peu importe leur rang. Ce qui n’empêche de jeter un coup d’oeil, au cas où de très intéressantes sources vous aurait manquées. Curiosité first ! Et croisez ce regard avec d’autres classements : les Tops du Web Santé de Pharmaceutiques et Substance Active, ou encore le Top Wikio/HON par Internet et Ophtalmo. Une initiative à suivre chaque mois, indispensable quand on veut présenter une information santé objective et transparence. [Re-pour les néophytes : explications sur la Fondation Health On Net, sa certification et ses initiatives seront bientôt développés sur le Blogule. Honte à moi, celui-ci n’est pas certifié.]. Et la certification HON, c’est le code par excellence des blogueurs santé.

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[Brève] Patients blogueurs : un « must see »

Ce lien a déjà beaucoup tourné sur la sphère e-santé. Il ne s’agit pas d’exclusivité, mais d’appuyer cette initiative qui explique (en toute simplicité) mon investissement dans l’e-santé !

Ce site, avec la participation de la Maison du Cancer, héberge une vidéo sur les patients blogueurs et leurs communautés.  Pourquoi écrire, sur quoi ? Qui est en ligne, quelles informations trouver ? Quelle valeur ajoutée ? Comment se modifie la relation avec son médecin ? J’apprécie particulièrement la vision apportée en plus des interviews : le mot du médecin, l’évocation d’une sphère plus large que les blogs (le partage 2.0 par Catherine Cerisey) et d’exemples  internationaux.

A diffuser largement. Une initiative de Célia Héron, élève de l’école de journalisme de Sciences Po.

Pour accéder au film, cliquer sur le lien :

La maladie 2.0 : des patients alités mais connectés

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Classé dans Brèves, Web Santé

Des e-volontaires pour la recherche clinique

Le CeNGEPS (Centre National de Gestion des Essais des Produits de Santé) et la FHF (Fédération Hospitalière de France) ont lancé ce matin un site d’information sur la recherche clinique http://www.notre-recherche-clinique.fr/. L’initiative a cela d’intéressant qu’elle suscite un engagement interactif. D’une part, un engagement du Cengeps qui accompagne son site d’un dispositif digital. Mais surtout, le site recherche l’engagement du patient internaute, qui peut s’inscrire en ligne pour participer à un essai clinique. Le « e-volontaire » peut souscrire à une alerte personnalisée reçue lorsqu’un essai répond à ses critères.

Notre-recherche-clinique est destiné au grand public, et lui laisse une place d’expression interactive pour « humaniser l’information sur la recherche clinique ». Il cherche à mettre en relation tous les acteurs entre eux et avec le public en présentant des témoignages. Si on ne peut interagir sur le site, on espère bien en avoir l’occasion sur les réseaux sociaux ! Le site se positionne dans la proximité en voulant répondre aux attentes des Français exprimés dans un sondage Lilly/Ifop (voir le site au nom presque trop proche La recherche clinique et vous mis en ligne en janvier 2010 par Burson Marsteller Digital).

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Quelques notes sur les dispositifs de la campagne et supports de communication

Agence : Substance Active et Evolution e-marketing pour la stratégie

Le site : Evidemment, c’est l’objet du lancement ! Il s’agit à la fois d’un support de comm’ et du centre de la campagne… La répartition des infos est assez simple mais efficace (même si les pages sont très remplies), en 3 onglets selon les 3 objectifs : informations sur la recherche, la participation à un essai ou les acteurs de la recherche. J’aime particulièrement ces fiches par acteurs très bien faites.

Sa présence digitale : Et oui ! Le site se dôte d’une réelle interactivité avec des comptes sur différents réseaux sociaux, toussa toussa. Evidemment, on n’en attendait pas moins de Substance Active ! Mais malheureusement, on ne voit pas sur le site cet arsenal 2.0 qui pourtant renforce sa présence et sa proximité avec le patient. En lieu et place, un bête onglet « partage » pour signaler la présence du site. Dommage…

  • Facebook : une page fan intéressante pour mettre en valeur actions digitales et relations presse.
  • Twitter : un usage pour le moment similaire à celui de Facebook, avec le très bon goût de ne pas lier les mêmes articles ou lien… Quelques RT pour démarrer l’interactivité, et on est sur le qui-vive en attendant la 1ere discussion ! Verra-t-on sur twitter le lancement du hashtag correspondant ? #rechercheclinique, à ce jour utilisé, et ce par l’impulsion des followers de @notre-recherche, mais pas encore recensé…
  • A noter, une saine et rapide réaction sur ces deux médias sociaux (iciici et aussi) quand l’hébergeur a noté quelques faiblesses le premier jour…
  • Netvibes : Quatre onglets & 7 widgets pour se tenir au courant des dernières actualités du programme notre-recherche-clinique. On regrette que ce netvibes ne soit pas plus développé sur l’extérieur avec, par exemple, un onglet « acteurs » (les dernières actualités du CeNGEPS, de la FHF ou du LEEM)…
  • Dailymotion : chapeau bas pour le large usage des vidéos sur le site, interactives, plus pédagogiques, etc etc. Sur Dailymotion, les playlists permettent de très bien les réorganiser, par thème ou intervenant.
  • FlickR : photos évidemment et l’affiche.

Les Relations Presse : Oui, les RP peuvent appuyer aussi un lancement web !  Agence : COMM Santé. Avec une démarche intéressante, qui s’appuie sur la conférence de presse comme un support du dossier de presse envoyé précédemment, et non comme le lancement officiel. Une dépêche AFP publiée la veille a éveillé les rédactions au sujet, elle est reprise sur RTL et quelques autres médias. La conférence de presse n’a eu lieu que ce matin. Cette chronologie inhabituelle a contribué à l’annonce du sujet et alimenté les 1eres actualisations & statuts des réseaux sociaux.

Les relations interactives : Un Big Up pour la chronologie relations presse / blogueurs. Un mail d’information aux blogueurs a précédé la conférence de presse. Résultat : le premier post est publié pendant la conférence de presse.

Alors que c’est d’habitude l’embargo qui règne en maître sur les RP, voilà enfin une conférence de presse avec une incidence en temps réel. Important pour une campagne 2.0. Prochaine étape : le live-tweet d’une conférence de presse ? (j’en rêve à chaque fois…)


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