Une chambre de patient virtuelle

Nous connaissions dans les réseaux sociaux en santé celui de professionnels de santé entre eux (Doc2doc, Pharma-réseau, Docatus, Eugénol …), des patients entre eux (PLM, Carenity, …),  voire avec leurs médecins (Atoute, …). Il manquait le réseau qui liait les patients à leurs proches, leurs amis : 

Just Visiting.

J’ai découvert ce service grâce à un tweet de Hcsmeu, et il m’a assez bluffée par sa simplicité et sa nécessité…

Just visiting, à quoi ça sert ?

Just Visiting est un service gratuit, sécurisé et confidentiel, (en anglais), grâce auquel les patients hospitalisés ou leur famille créent « une salle de visite virtuelle », et donnent ainsi des nouvelles à tous.

Just visiting, comment ça marche ?

Un patient, hospitalisé, crée son compte personnel sur Just Visiting. Il y renseigne ses noms, prénoms, et l’hôpital dans lequel il séjourne – avec les dates correspondantes. A défaut, un proche du patient peut également remplir ces champs (personnels, puis ceux de la personne hospitalisée). Just Visiting recense principalement les services de maternité ou les hospitalisations de courte durée.

Le patient ouvre ensuite une chambre de visite virtuelle. Il peut ensuite inviter des contacts mail à se rendre dans cet espace, y publie les « derniers bulletins » sur l’état de santé du patient et indique les horaires de visite.

Ainsi, l’ami invité peut être constamment au courant de la santé de son ami, mais aussi indiquer son passage dans l’agenda des visites pour éviter les « embouteillages ». Et mieux encore, il peut envoyer des cadeaux ou des fleurs directement à l’hôpital (sous la condition que l’établissement autorise les fleurs). Note : pour visiter une salle, il faut impérativement y avoir été invité au préalable.

Just visiting, waow ?

Just visiting offre à une personne hospitalisée de réduire la fatigue des coups de fil ou de trop nombreuses visites. Il offre également une super possibilité de tenir au courant tout l’environnement social d’une personne sur les évolutions de la maladie – et du rétablissement !

Un clin d’oeil : tous les mois, un nouvel utilisateur reçoit par tirage au sort un bouquet de fleur et un livre dédicacé du parrain de Just visiting, Bill Bryson, qu’il est possible d’envoyer à quelqu’un d’autre.

Just visiting, oui mais… ? Et pour aller plus loin ?

Oui mais… aucune surprise : comme tout autre réseau social, il ne faut pas substituer ses relations « réelles » à sa vie virtuelle. Plus encore quand on a besoin de soutien, de support et tout de même de quelques visites !

Pour aller plus loin : à quand l’envoi de photos (indispensable pour la maternité) ? le lien aux profils des patients type PLM ou plus généraux type Facebook ?

Visitez Just Visiting

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Et bien…

De retour derrière mon bureau fin août, il est l’heure de revenir voir ce qu’il s’est passé sur le Blogule. Ô rage et desespoir ! c’est également le cruel moment d’assumer le temps qui a passé, les premiers cheveux blancs du Blogule, et… le retard affligeant que j’ai pris. Le dernier billet date de 2 mois, et pour être honnête, sa mise à jour est bien irrégulière depuis 6 mois.

Toutes mes excuses pour cette absence… Ce n’est pas faute d’envie ni d’inspiration, mais d’autres priorités qui ont demandé un grand engagement. Des projets importants pour moi, réalisés et en voie d’être terminés.

On me demande ce qu’est devenu le Blogule, les listes du lundi ou les avis sur les dernières campagnes santé… ;-). Ils reprennent ! Je ne garantis pas une reprise très régulière dès à présent, mais c’est en bonne voie. Merci pour vos lectures, et votre attention à ces nouveaux articles à paraître très bientôt !

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[Brève] L’imaginaire du laboratoire

Rien à voir..

Mais l’imaginaire du laboratoire tel que vu dans ce clip me plaisait, et donne un résultat très esthétique. Ou comment mêler poésie et scientifique.

Babet – Les Amouratiques (en duo avec Hugh Coltman) – Clip officiel

 

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[Brève] Sauvez vos oreilles, ne la sauvez pas

L’Inpes et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé ont lancé une campagne de sensibilisation au bruit à l’aide d’un dispositif interactif, et, surtout, avec la participation de la chanteuse bien connue Jenifer. Après le succès du manga interactif Attraction sur les méfaits du tabac (agence : DDB Paris), l’Inpes demeure sur le créneau interactif avec cette nouvelle campagne. Principe sympa, jolie réalisation… On en redemande !

Capture : une expérience de son en 3D dont vous êtes le héros

Le principe : Vous êtes plongé au coeur d’une aventure pour libérer la chanteuse, enlevée en pleine scène (tout le monde sait bien que c’est le moyen le plus discret…). La vidéo s’ouvre sur le début du concert, et de suite l’enlèvement de J. Preux chevalier que vous êtes, vous êtes le seul de la salle à suivre le kidnappeur. Pour vous en sortir, il faut écouter les sons de la vidéo en 3 D (gauche, droite, mélodie, …) et réagir en fonction des sons entendus. La réalisation se fait sur Youtube, sur une page personnalisée « Jenifer life concert » et invite ensuite à visiter le site de sensibilisation dédié, Écoute ton oreille.

Tentez l’expérience !

Bonne nouvelle ! Si je passe pas mal de temps le casque sur les oreilles, j’ai tout de même pu terminer  l’aventure… S’il ne fallait qu’une critique ? Le choix de Jenifer bien sûr. D’abord parce que personnellement, je ne la sauverais pas, ensuite parce que, pour coller avec le slogan  » Protéger son ouïe, c’est protéger la musique qu’on aime », j’aurais fait le choix de différents type de musique et chanteurs. Faut-il le dire, je ne me suis pas sentie très concernée par ce slogan parlant de Jenifer…

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E-réputation : le bon laboratoire, la brute Google et… le réseau social

Hopscotch, agence de conseil en relations publiques, a publié un « baromètre de l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques » avec force retours médiatiques et digitaux. On y trouve des points pertinents concernant la présence de l’industrie pharmaceutique sur internet : une faible notoriété pour les recruteurs, ou une liste de thématique éveillant l’intérêt des internautes pour les laboratoires pharmaceutiques (diapositive 21).

Le titre est alléchant. Trop peut-être ? Le sujet est spécialisé, mais traité de façon incomplète. Il y a anguille sous roche, je dirais même plus, mammouth géant sous caillou. Et je me permets de relever quelques incohérences et de nombreux manques dans cette étude qui recense et analyse les principales sources d’information sur les laboratoires.

E-réputation : définition, méthodologie

La e-réputation est devenue incontournable dans la communication digitale – un buzzword 2010. Essentielle dans la communication digitale, son audit est un point de départ pour bâtir un plan de communication digital ET global : quelle réputation avons-nous aujourd’hui ? quelle réputation souhaitons nous in fine ?

Or comme le souligne très justement Hospcotch dans sa méthodologie qu’est-ce que la e-reputation si ce n’est la réputation des entreprises rapportée au canal spécifique qu’est le web et aux internautes? Sauf que forte de ce constat, Hopscotch ne mène pas sa réflexion jusqu’au bout. Faut-il vraiment mesurer l’e-reputation d’une marque à l’aulne du nombre de requêtes faites sur Google ou de la tonalité des premiers liens qui apparaissent dans le célèbre moteur de recherche ?

Camille Saint Paul, fondatrice de l’agence 5e RUE, propose d’autres pistes de réflexion :

Le web joue comme un catalyseur de réputation : à l’image d’une rue, l’information y circule plus vite, dans un espace « raccourci ». Mais derrière tout internaute, il y a toujours un consommateur, un élu, un salarié, un investisseur… Derrière une e-réputation se joue avant tout une réputation. En termes de mesure et d’évaluation, ceci a deux conséquences :

1/ certes dans un contexte où le web occupe une place de plus en plus importante dans le quotidien tant des citoyens que des journalistes, des salariés…, il est intéressant (voire pour certaines marques, primordial) d’analyser le web comme un espace « fermé » et de comprendre ce qui s’y dit, ou comment la marque s’y positionne ;

2/ cependant, le web n’étant qu’un canal (et un canal à certains égards « déformant », seule 8% de la population y contribuant) le seul instrument fiable qui existe pour comprendre les ressorts d’une réputation sur le web et l’attente des consommateurs qui y évoluent reste le sondage ou l’étude qualitative croisé avec l’analyse des comportements media de la cible.

Une e-réputation se fonde-t-elle uniquement sur le nom de la marque ?

Hopscotch a défini sa méthode sur les requêtes du nom de l’entreprise ou de la marque, ce qui m’étonne doublement.

D’une part, je ne pense pas que l’on puisse réduire l’opinion sur une entreprise à la saisie de son nom. La communication corporate se fonde sur différents piliers que sont la communication RH, financière, etc etc. Elle dépend aussi de celle de ses produits, de celle de ses dirigeants, …

D’autre part, prenons le problème à l’envers : elle dépend aussi de son manque de notoriété. Par exemple, le nombre de personnes ayant tapé dans Google « laboratoire Mediator » au lieu de « Servier »ne doit pas être négligeable. La question est d’autant plus actuelle dans un secteur dont la publicité est limitée comme l’est celui de la santé.

Les critères et la méthode : God Save Google ?

Hospcotch a défini 5 indices intéressants pour calculer le score d’e-réputation des laboratoires : visibilité, intérêt, maîtrise du discours, qualité, recommandation. Ce sont 5 points intéressants à étudier. Mais j’ai bondi en apercevant la restriction faite à chacun de ces critères, qui sont limités à la première page des résultats Google.

Comme si le journaliste, faisant son article sur le Mediator s’arrêtait à cette première page. Comme si également le parcours d’information du consommateur –internaute débutait & finissait forcément par une requête sur Google : c’est sans compter la force d’avis exprimés sur des forums (encore mal référencés) ou sur certains réseaux sociaux, sans parler des blogs et media en ligne que ces consommateurs fréquentent et qui ne sont pas toujours en tête des requêtes.

Le bruit ? « Beaucoup de bruit sur certains noms de laboratoires (Roche, Lilly, Teva) qui oblige à évaluer l’indice sur des requêtes plus précises. » (diapositive 16) Je regrette de n’être pas petite souris (tout le monde sait qu’il y en a plein dans les immeubles parisiens… et qu’elles font peur aux Mammouths) pour entendre quels ont été ces sources considérées comme du bruit. N’est-ce pas l’enjeu de l’e-réputation ? Générer du bruit positif, et plus encore, guider l’internaute à travers le bruit pour accéder à l’information-source, institutionnelle.

Enfin, d’un point de vue typologique, est-il réellement pertinent de comparer des laboratoires distribuant principalement des produits en OTC ou en parapharmacie et des laboratoires commercialisant principalement des médicaments pour traitements lourds, avec un « public » plus restreint (comme leur communication) ?

Les médias sociaux dans l’étude

Pour prendre le sujet qui m’est cher des réseaux sociaux, le périmètre de ceux-ci est de même très limité :

  • Facebook, dont l’utilisation en France reste très personnelle et sur un cercle intime
  • et Twitter, encore réservé à un cercle réduit d’initiés, et inexhaustif.

Alors que d’autres réseaux leur tendent les bras (pour ne citer que les plus simples) : LinkedIn et Viadéo qui sont très pertinents dans l’information sur un mot clé corporate, Youtube très utilisé par les industries de la santé, mais aussi blogs, sites de bookmarking collaboratif, … et bien sûr les réseaux sociaux spécifiques à la santé : Carenity, Docatus, Sermo, Mypsink… Je suis également un peu déçue par le contenu de cette partie sur les réseaux sociaux. Inexhaustif sur Twitter : « seulement 3 laboratoires sur Twitter : Novartis, Pfizer et Biogaran » (diapositive 22), auquel j’ajoute au moins Bayer  et Sanofi pour la partie institutionnelle française (pour la partie internationale, je me réfère à l’article de Silja Chouquet ou la liste d’Andrew Spong), et les tweets de différents employés du secteur sur leur employeur. Concernant Facebook, je me permets de discuter la référence « Fan Page », qui n’implique pas forcément une notoriété de marque mais peut être un outil de communauté professionnel ou de communication RH. Et j’invite à compter également les applications ou sponsorisations d’application, profils, partage d’information, …

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Pour ma part, la problématique est moins « de quel laboratoire demande-t-on le plus d’information » que « la mesure du clivage entre la réputation institutionnelle et la réputation des produits ». Les 6 premières diapositives qui rappellent des bases très globales de la communication digitale, témoignent explicitement du public visé possédant des notions de communication digitale. J’entends encore (moment de grande humiliation qu’a posteriori je trouve justifié) la voix d’une de mes professeurs, me dire après un exposé qui m’aura demandé près de 15h de préparation : « c’est un très bon travail préparatoire à l’exposé que je vous ai demandé ». L’étude souffre du même manque dans sa problématique, ou peut être de trop de précipitation dans sa sortie. Je suppose que le baromètre aura une seconde édition. Une auto-promotion de l’agence qui éveillera certainement la curiosité de nombreux prospects.

Merci à Camille pour son temps, son avis et ses relectures.

Pour contacter 5eRUE, n’hésitez pas à me demander les coordonnées de l’agence.

[Update, 12 mai 2011 : Hier, l’agence Performance et Influence a mis en ligne une nouvelle étude : Étude sur l’e-réputation des laboratoires pharmaceutiques et de leur présence sur les réseaux sociaux. Opportune, l’étude met plus de relief dans son analyse. Et finit clairement par toutes ses prestations possibles, que les prospects sachent où ils mettent les pieds. Ma critique principale, pour comparer avec l’étude d’Hopscotch, est que la méthode utilisée pour l’enquête demeure confidentielle.]

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Pièces Jaunes : le geste au centre de la campagne

Aujourd’hui est le dernier jour pour remettre votre tirelire ! Quelle tirelire ? Celle des Pièces Jaunes, qui revient en janvier comme la rentrée scolaire en septembre

Pour la 22e année consécutive, du 5 janvier au 12 février, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France lance cette campagne ludique et pleine de succès, pour financer des projets d’amélioration des conditions de vie des enfants et adolescents hospitalisés.

Les Pièces Jaunes, c’est aussi une opération annuelle comme il y en a beaucoup dans la Santé (les Parcours du Coeur par exemple) ou dans l’associatif (de type le Téléthon ou Sidaction). Une des opérations qui marchent et plaisent, certainement parce qu’elle est simple et s’adresse tout simplement aux enfants pour les enfants.

22 ans, c’est une affaire qui roule ! Pourtant, nouveaux dispositifs et racines populaires de la campagne se mêlent et tracent un événement hybride.

On aime :

  • La valeur source de cette campagne de don n’a jamais changé : le geste à la fois généreux et ludique pour les enfants, de construire sa tirelire, la remplir, la déposer dans des points de collecte et… peser la somme ainsi récoltée !
  • inaugurés l’année précédente, une véritable présence en ligne de la campagne (Facebook, Twitter, …)
  • la volonté de modernisation de la communication
  • une campagne de partenariat époustouflante
  • un nouveau dispositif de paiement en ligne avec Price Minister
  • Tellement connu que ses RP sont du pain béni pour les consultants chargés de le communiquer (même s’il faut trouver à les renouveller), et pour la presse un marronnier. Trop peut-être, comment le renouveller ?

On aime moins :

  • le dessin des personnages « Pile et Face », (trop) carrés
  • Des parrains (Christian Karembeu et Lorie) quelques peu entrés dans l’ombre. (Je me souviens d’une opération chez moi avec Elodie Gossuin…)
  • Le train pièces-Jaunes, un peu old school, dont on parle beaucoup moins depuis que les tours de France ferrés sont devenus si courant : Coca Cola, Alzheimer, …
  • 22 ans de parrainage de Mme Chirac, marraine historique moins politique maintenant, ce qui fut pourtant critiqué, mais qui efface une part de visibilité à la Fondation HPHF

C’est une campagne qui a fait ses preuves et qui fonctionne, d’où peut-être sa difficulté à se renouveller sans perdre son essence. Il lui manque pourtant un soupçon de modernité, des actions peut-être plus proche des enfants d’aujourd’hui, à faire avec la nouvelle génération de parents. L’innovation peut conserver, en son centre, le coeur de cette campagne : le geste de don.

Un dernier mot : merci, pour le monde de l’hôpital et pour les enfants et adolescents pouvant bénéficier des actions de la FHP-HP ! Maintenant, courrez dans votre bureau de Poste, déposer la tirelire avant sa fermeture, à défaut de devoir attendre l’année prochaine…

Agence : Publicis Consultants | Net Intelligenz
Quelques sources : Le guide santé pour le bilan des campagnes, My Community Manager pour une explication de la campagne marketing et bien sûr www.piecesjaunes.fr !

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Classé dans Communication & RP

[Brève] Io sono quel gran medico

Une vidéo pour visuliser la mise en scène du charlatan Dulcamara (moins moderne que celle que j’ai pu voir).

Et pour le plaisir, j’ajoute la suite (certains me comprendront…), d’une autre mise en scène.

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Classé dans Maux qui parlent et mots qui soignent