Sans la liberté de soigner, il n’est point de presse santé

Depuis le 8 février 2010, le titre Le Figaro s’orne en son centre de 4 pages « santé ». Ces quatre pages présentent des nouveautés sur la santé, le bien être & la psychologie, la recherche. Un bilan à la réception du 10e numéro…

Le Figaro Santé

"Sans la liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur"

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Le thème de la santé se retrouve sous un titre élaboré « Le Figaro Santé » à la couleur verte façon pharmacie, contre un titre habituellement bleu du quotidien. La couleur : Enjeu de positionnement ou bête lieu commun ?

Il ne s’agit pas d’un encart, mais « d’un Câhier ». Un terme un peu pompeux qui correspond bien au positionnement du groupe Médias : out le féminin, accueillez le scientifique. La santé n’est plus un passe-temps féminin au même titre que les crèmes de concombres, mais bien une préoccupation sociétale à prendre au sérieux.

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Le « cahier » santé du Figaro parait donc tous les lundis, en supplément des rubriques déjà existantes Sciences et Médecine de la rédaction. Il est dirigé par les Docteurs Martine Perez et Sandrine Cabut. Toutes les deux sont médecins et journalistes scientifiques au quotidien bien connu. La démarche de rédaction est intéressante, en ce sens qu’elle cherche à se rapprocher de la presse médicale, dont la majorité des journalistes ont une formation médicale ou pharma.

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Evidemment, l’enjeu est également économique, dans un secteur fameux pour sa vitalité financière. Le cahier est associé à une offre de publicité bien spécifique, qui s’étend du publi-rédactionnel à la présence d’un bandeau publicitaire. Evidemment et comme d’habitude, le quotidien étant accessible au grand public, il n’est pas possible d’y insérer n’importe quel type de publicité. Le  contexte économique difficile des médias nous oblige à nous poser l’évidente question des recettes apportées par cette offre économique. Personnellement, je trouve la publicité assez peu nombreuse (à moins que la demande ne se fasse pas en quantités atmosphériques) ainsi que les publi-rédactionnels, et le prix moins élevé que l’on aurait pu s’y attendre…




Les objectifs sont finalement les mêmes que la mise en ligne d’informations santé, et concernent essentiellement la demande d’informations sur ce secteur. 85 % du lectorat s’intéresse aux informations santé, un pourcentage considérable, mais moins de 50 % favorise la presse pour ce type d’informations. (Données issues de l’offre publicitaire sus-linkée). La véritable question serait plutôt celle de la crédibilité accordée au Média : est-elle plus forte sur la santé que les sources d’informations habituelles de ses lecteurs ? Et parallèlement, correspond-elle à l’information recherchée, en termes de nombre, de sujets, mais surtout d’accessibilité ?

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Quant au lecteur, solliciteur de ce type d’informations, lit-il ce supplément ? Si la lecture n’est pas d’une complication jargonesque extrême (on s’adresse tout de même aux lecteurs du Figaro), elle n’est pas non plus d’une vulgarité folle. Sans compter une architecture difficile qui regroupe des sujets très différents sur une même double page : acné, drogue du violeur, arthrose, schizophrénie, …

En ce qui me concerne, j’ai beaucoup attendu ce supplément au moment de son annonce pour finalement ne plus le lire aujourd’hui (ou en diagonale), et me concentrer sur les informations du monde de la santé. N’hésitez pas à partager par commentaires votre connaissance et votre appréhension  de ce support !

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Classé dans Presse & Médias Santé

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